Les résultats de la présidentielle afghane attendus dimanche

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KABOUL, 20 septembre (Reuters) - La commission électorale en Afghanistan annoncera dimanche les résultats définitifs de l'élection présidentielle, que les deux candidats en lice au second tour le 14 juin soient parvenus ou non à un accord de partage du pouvoir, a déclaré samedi le porte-parole de cet organisme. Les résultats provisoires annoncés en juillet ont donné l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani vainqueur avec 56% des suffrages. Ces résultats ont été immédiatement contestés par son rival Abdullah Abdullah, qui a dénoncé des fraudes massives et se considère comme le vainqueur légitime du scrutin. L'annonce des résultats définitifs a été retardée de plusieurs semaines le temps de procéder à un examen, sous la supervision des Nations unies, de l'ensemble des huit millions de bulletins déposés dans les urnes le 14 juin. Cet examen a été décidé dans le cadre d'un accord conclu en juillet à la suite d'une médiation du secrétaire d'Etat américain John Kerry, les Etats-Unis s'efforçant d'éviter une vacance du pouvoir à Kaboul susceptible de favoriser l'insurrection des taliban au moment où les forces combattantes de l'Otan s'apprêtent à quitter le pays à la fin de l'année. D'après Mohammad Noor, porte-parole de la commission électorale indépendante (CEI), celle-ci est contrainte juridiquement d'annoncer les résultats du second tour maintenant que l'examen des bulletins est terminé. "Il est évident que demain, la CEI annoncera le résultat définitif basé sur 100% de l'audit", a-t-il dit. Porte-parole d'Abdullah Abdullah, Mujib Rahimi a prévenu que, en cas d'annonce des résultats sans accord préalable entre les deux camps rivaux, Abdullah Abdullah ne participerait pas à un gouvernement d'unité nationale et "nous reviendrions à la case départ". Dans le cadre de l'accord conclu en juillet, Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah sont convenus d'accepter les résultats de l'audit et de former un gouvernement d'union, le vainqueur du scrutin étant proclamé président et son adversaire obtenant un poste exécutif avec des compétences élargies. Les négociations sur les détails pratiques de ce partage du pouvoir se sont toutefois enlisées et n'ont abouti à aucun accord. Les deux candidats négociaient encore samedi pour tenter de combler leurs divergences. (Kay Johnson; Bertrand Boucey pour le service français)

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