Les résidences secondaires plus durement touchées par la crise de l'immobilier

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Alors que les prix des résidences principales continuent de baisser, y compris à Paris, le marché des résidences secondaires est encore plus dans la tourmente.

«Un appartement de 90 m2 vue mer, avec toit terrasse de 150 m2, pour 850.000 euros, je n'ai jamais eu de bien aussi exceptionnel à ce prix-là...» Peggy Bancquart est agent immobilier à Saint-Tropez, et pourtant, dans son fief aussi, les résidences secondaires, même celles qui font rêver, voient leur prix baisser en flèche, tant les acheteurs sont devenus frileux.

«Les résidences secondaires sont des biens que l'on achète quand tout va bien», rappelle Jean-François Buet, le président de la Fnaim. Selon ses estimations, le nombre de transactions sur ce marché a chuté de 30 %, et les prix de 15 % à 20 %, «mais avec d'importantes disparités selon les régions et le type de logement». Les biens qui souffrent le plus sont ceux d'excellent standing, mais pas assez exceptionnels ou suffisamment bien situés pour convaincre les acheteurs de débourser les prix élevés demandés par les vendeurs.

Des écarts de 20 % à 30 % entre le prix espéré au départ et celui négocié à l'arrivée deviennent monnaie courante. Même pour des maisons de charme pied dans l'eau à La Baule ou dans des stations de ski réputées. «Aujourd'hui, on ne vend plus rien sans une baisse spectaculaire», constate Frédéric Halimi, agent immobilier au Canet-en-Roussillon. Selon une étude de Guy Hoquet Immobilier, les prix des logements ont d'ailleurs chuté beaucoup plus dans les régions où les résidences secondaires sont nombreuses que dans le reste de la France: plus de 20 % de baisse en 2014 dans la région Centre, 10 % en Basse-Normandie, 6,5 % en Bretagne et en région Paca, contre un repli de 1,7 % seulement dans l'ensemble du pays.

«Le marché des résidences secondaires de week-end, à une heure des grandes villes, est le plus touché», estime Fabrice Abraham, directeur général du réseau Guy Hoquet, citant ce manoir normand du pays d'Auge, acheté 1,3 million d'euros il y a trois ans et revendu depuis peu 800.000 euros. «La demande pour les maisons ou appartements de vacances résiste davantage, même si les prix ont dévissé. Mais la montagne s'en sort quand même mieux que la mer», ajoute Fabrice Abraham. Exception faite des petits studios, qui, même à la neige, peinent à trouver preneur.

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