Les résidences de tourisme espèrent séduire à nouveau les investisseurs

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Entre liquidations de gestionnaires et rendements revus à la baisse lors des renégociations de loyers, les résidences de tourisme ont mauvaise presse actuellement. le secteur compte redorer son blason avec une charte de bonne conduite.

Il est bien loin le temps où il se construisait une centaine de résidences de tourisme par an (soit 2500 appartements). Cette année, il faudra se contenter d’un chiffre quatre fois plus faible avec seulement 25 programmes construits. Il est vrai que dans une conjoncture déjà difficile pour l’immobilier neuf, les résidences de tourisme font l’objet de virulentes critiques. En cause: les milliers de cas de propriétaires ayant investi dans ce type de logement et peinant à percevoir leurs loyers dans les temps voire à les encaisser tout court. Après une période ayant connu les faillites de gestionnaires (Appolonia, Quiétude évasion, Mona Lisa…), même les enseignes les plus solides renégocient fortement à la baisse les loyers qu’ils reversent aux propriétaires-investisseurs.

Alors que la plupart des voyants de la profession s’affichent au rouge, le Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT) qui rassemble les deux tiers des opérateurs du secteur, espère regagner la confiance des particuliers notamment en s’appuyant sur une «Charte de bonnes pratiques relations propriétaire». «Il faut remettre les choses en perspective, souligne Pierre Margeridon, président du SNRT, 90 à 95 % des loyers sont payés dans les temps.» A raison, de 190.000 appartements disponible en résidence de tourisme, cela laisse tout de même plus de 10.000 cas problématiques.

Volonté de transparence

Dans sa volonté de «transparence», le SNRT appelle notamment ses adhérents gestionnaires à mieux informer les investisseurs sur les durées de bail, les échéances, les charges imputées aux propriétaires, les indemnités d’éviction (voir notre article)… Il réclame aussi la mise en place d’un service dédié pour fournir aux propriétaires les informations dont ils ont besoin. Une démarche purement volontariste pour le moment mais la question fait actuellement l’objet de discussion encadrée par le ministère de l’Economie et la DGCCRF et pourrait bien déboucher sur de nouvelles obligation réglementaires. Une démarche initiée cette semaine qui s’accompagne d‘une réflexion gouvernementale sur la fiscalité des locations meublées.

Pour l’instant, la démarche ne semble pas convaincre la Fédération nationale des propriétaires de résidences de tourisme qui regroupe bon nombre d’investisseurs lésés. «Le SNRT n’a pas retenu les éléments complémentaires que nous souhaitons, notamment les comptes des exploitants», confiait aux Échos son président Georges Guérin. Une chose est sûre, les résidences de tourisme sont à la recherche d’un nouveau modèle. Cela passe notamment par la fiscalité, «tant qu’il y aura des systèmes de défiscalisation sur des produits équivalents», selon Pierre Margeridon sans oublier un rééquilibrage de la concurrence avec les locations de type Airbnb, encore peu contrôlées. Un avenir qui passera aussi par des promesses de rendement plus réalistes et donc plus faibles, s’accompagnant notamment de loyers variables et non plus fixes.

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  • surfer1 le vendredi 4 déc 2015 à 09:26

    On cherche des pigeons ici !

  • habart le jeudi 3 déc 2015 à 19:48

    Investisseurs potentiels ... fuyez !!!! Et surtout ne faites pas confiance aux CGPI qui n'ont aucune éthique et pour la plupart une culture financière et d'investissement inférieure à celle d'un gamin de 5 ans qui lui a la notion de gestion du risque. Mais normal pour le CGPI il ne s'agit pas de son risque mais de celui de l'investisseur qu'il en censé "conseillé"