« Les réservations commençaient tout juste à se redresser »

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« Les réservations commençaient tout juste à se redresser »
« Les réservations commençaient tout juste à se redresser »

Protourisme est un cabinet d'études et de conseil en tourisme. Son directeur général redoute l'impact de l'attentat de Nice sur les prochaines réservations des touristes étrangers.

 

Quelles seront les conséquences économiques pour la région après la tuerie de jeudi soir ?

DIDIER ARINO. C'est terrible pour un territoire dont l'économie majeure est le tourisme. La Côte d'Azur représente à elle seule 1 % du tourisme mondial. Elle est le symbole de la destination de villégiature, de l'insouciance, du plaisir et des vacances à la française. Pour la clientèle internationale, la France, c'est Paris et la Côte d'Azur.

 

Qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?

Ce ne sont pas tant les annulations que les non-réservations à venir, principalement des touristes étrangers. Certes, il y aura un peu moins de locations cet été, mais les campings par exemple sont déjà pleins. Le territoire ne dépend pas que de la période estivale. Le mois d'août ne représente que 14 % des nuitées. En revanche, la Côte d'Azur accueille des visiteurs d'avril à octobre. 48 % de la clientèle est étrangère, dont 28 % non européenne. Or, plus on est loin, plus le miroir est grossissant et plus l'impact de ces événements est fort pour ces clientèles.

 

La Côte d'Azur avait-elle subi des conséquences à la suite des attentats de novembre ?

Oui. Entre les événements tragiques et les grèves, elle a connu le plus mauvais mois d'avril depuis vingt ans au niveau de la fréquentation globale des hébergements marchands et elle enregistrait un déficit de 15 % sur ses réservations long-courriers (Chinois, Américains, etc.). Certaines assurances américaines refusaient par exemple de couvrir les départs en France pendant l'état d'urgence. Des tour-opérateurs asiatiques ont essayé de contourner le problème, en évitant la capitale et en passant par la province. Les réservations commençaient tout juste à se redresser et les ...

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