Les rescapés syriens racontent la répression

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REPORTAGE - Des manifestants victimes de tirs sont soignés dans les hôpitaux turcs.

Hassan a ouvert les yeux dans une chambre aux murs peints en bleu délavé, sur un lit inconnu, entouré de médecins parlant le turc. De sa fenêtre, on surplombe les immeubles d'Antakya, dans le sud-est de la Turquie. Il a mis un peu de temps à comprendre qu'il se trouvait à l'hôpital public de la ville et ne sait toujours pas comment il y est arrivé. C'était le dimanche 5 juin. Quelques heures auparavant, il participait à des funérailles à 40 km de là, à Jisr al-Choughour, ville syrienne dont la rébellion contre le régime de Damas est réprimée dans le sang. «On m'a tiré dessus, j'ai perdu connaissance.» L'homme de 35 ans soulève son tee-shirt. Un gros pansement dans le dos et un autre sur le flanc droit indiquent la trajectoire de la balle qui l'a traversé de part en part.

Poussés sur la route de l'exode par l'entrée en action de l'armée syrienne dans le nord-ouest du pays, les habitants de la province d'Idlib affluent vers la Turquie. Huit mille cinq

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