Les républicains abandonnent le "plan B" sur le mur budgétaire

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LES RÉPUBLICAINS ABANDONNENT LE "PLAN B" SUR LE MUR BUDGÉTAIRE
LES RÉPUBLICAINS ABANDONNENT LE "PLAN B" SUR LE MUR BUDGÉTAIRE

par Rachelle Younglai et Thomas Ferraro

WASHINGTON (Reuters) - Le président de la Chambre des représentants, le Républicain John Boehner, n'est pas parvenu jeudi à convaincre l'ensemble des membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur Barack Obama et lui arracher des concessions à dix jours du "mur budgétaire".

Qualifiant le vote de "futile", la Maison blanche avait prévenu que si le plan de secours était adopté à la Chambre de représentants et au Sénat, à majorité démocrate, Barack Obama opposerait son veto au projet.

Le président démocrate et les républicains doivent s'entendre d'ici au 31 décembre pour éviter le "mur budgétaire", une hausse des impôts et une baisse des dépenses fédérales, toutes deux automatiques, qui créeraient un choc susceptible de plonger l'économie américaine dans la récession.

Face à l'impasse des négociations, John Boehner avait proposé de soumettre au vote un "plan B" à la Chambre des représentants où les républicains sont majoritaires.

Ce plan de secours consistait à prolonger les exonérations d'impôts pour tous les contribuables, excepté pour les revenus annuels supérieurs à un million de dollars.

Mais faute de soutien suffisant des élus républicains à l'initiative, le vote a été brutalement interrompu avant d'être définitivement annulé.

"La Chambre n'a pas adopté de plan budgétaire aujourd'hui parce qu'elle n'avait pas suffisamment de soutien de nos membres pour le faire passer", a expliqué John Boehner dans un communiqué.

Selon un haut conseiller du parti, la Chambre des représentants pourrait se réunir de nouveau le 27 décembre pour se prononcer sur un nouveau plan dont les grandes lignes restent à définir.

ESPOIR D'UN ACCORD

Pour tenter de débloquer les discussions, le président américain, jusqu'à présent inflexible sur un seuil de 250.000 dollars, propose désormais aux républicains de prolonger les exonérations d'impôts entamées sous son prédécesseur George W. Bush pour les contribuables dont le revenu annuel est égal ou supérieur à 400.000 dollars.

Barack Obama reste toutefois bien loin de la position des républicains qui rejettent toute hausse d'impôts pour les revenus inférieurs à un million de dollars.

"Le président va travailler avec le Congrès pour parvenir (à un accord) et nous espérons que nous serons capable de trouver uns solution bipartisane rapidement qui protège les classes moyennes et notre économie", a indiqué le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney dans un communiqué, peu après l'annonce de l'abandon du plan de secours.

Pour Adam Jentleson, porte-parole du chef de file de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid, John Boehner doit avant tout conclure un accord avec Barack Obama.

"La seule façon d'éviter ensemble le mur budgétaire passe par le retour du président Boehner à la table des négociations", a-t-il déclaré.

Selon les tendances dessinées dans les sondages d'opinion, les Américains rendraient les républicains responsables d'un éventuel échec des négociations avant l'échéance du 31 décembre.

Marine Pennetier pour le service français

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  • M8603854 le vendredi 21 déc 2012 à 10:22

    Ciel! Un astéroïde dans mon jardin!

  • axel1239 le vendredi 21 déc 2012 à 09:09

    pourvu que ça pète, qu'on en finisse et que les politiques assument leurs erreurs.

  • M140210 le vendredi 21 déc 2012 à 09:01

    Quelle démocratie? les sénateurs gagnent tous plus de 250 k$.

  • jerikae1 le vendredi 21 déc 2012 à 08:29

    tartufferies en tous genres ! c est beau la democratie

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