Les rendements des " zéro coupon" pèsent sur la rémunération des produits structurés"

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(NEWSManagers.com) - Dans un entretien publié le 16 janvier sur le site bfinance dans la partie " Analyse et veille stratégique en investissement, Antoine Fruchard, conseil en Structuration chez Derivatives Capital, revient sur la problématique du risque de contrepartie dans la cadre des produits structurés. Selon le responsable, la question de la qualité de la contrepartie bancaire a toujours fait l'objet d'exigences minimales de la part des investisseurs. La détérioration des notations financières des banques a exclu de fait plusieurs émetteurs de produits structurés. " Beaucoup d'investisseurs disposent de chartes d'investissement qui définissent la notation minimum d'un émetteur" , a-t-il expliqué.

Dans le même temps, la problématique du risque de contrepartie est devenue un élément structurant du rendement servi par le produit. " Alors qu'auparavant les banques se rémunéraient à des conditions assez semblables et proposaient en conséquence des produits aux performances très comparables, les obligations zéro coupon des banques affichent aujourd'hui des différences de rendement notables qui se répercutent sur le niveau des rémunérations servies par leurs produits structurés" , a relevé Antoine Fruchard.

Hormis le risque de contrepartie, d'autres paramètres doivent également être approfondis , note encore Antoine Fruchard. Notamment le sous-jacent, la formule, la maturité, la valorisation, l'organisation de la liquidité ou encore le reporting. " Nous veillons à construire avec les investisseurs des solutions adossées à des indices lisibles et transparents par opposition aux indices propriétaires des banques d'investissement, qui rendent plus compliqués la compréhension du fonctionnement du produit. L'émetteur doit aussi s'engager à répondre à tout moment aux demandes de rachat du produit et, dans un autre genre, les clients peuvent exiger des reportings adaptés à leur besoin en terme d'information et de fréquence" .

D'un point de vue réglementaire, le dispositif prudentiel Bâle III affecte la capacité des établissements à émettre des produits dérivés complexes, cette activité figurant parmi les plus consommatrices en terme de capitaux propres. " Confrontées à davantage de difficultés pour émettre des produits complexes, les banques seront sûrement tentées de simplifier la structuration de leur produit. Une telle évolution vers des produits plus simples et transparents est d'ailleurs souhaitée par les assureurs confrontés aux exigences de Solvabilité II" , explique le responsable.

Avec une composante optionnelle qui représente 10 % du produit environ et supporte une charge en capital maximum de 49 %, il est envisageable d'obtenir des produits consommant 20 % de fonds propres au maximum. Le respect d'un niveau de capital cible est ainsi appelé à devenir un paramètre structurant des solutions destinées aux assureurs. " Dans le cadre du Pilier III, les assureurs devront aussi disposer de reportings suffisamment détaillés pour pouvoir être présentés auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel dans le cadre d'un modèle interne de gestion des risques" , ajoute Antoine Fruchard.

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