Les rendements de l'assurance-vie vont nettement baisser

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L'ACPR souhaite que banques et assurances mettent de côté une partie de leur performance plutôt que de les redistribuer aux épargnants.

Christian Noyer persiste et signe. Le président de l'ACPR, le gendarme de la banque et de l'assurance, a de nouveau demandé mardi aux assureurs de faire preuve de modération sur la rémunération de leurs contrats d'assurance-vie. Il souhaite les voir mettre de côté une partie de la performance cette année, au lieu de la distribuer aux épargnants immédiatement. Objectif: renforcer la sécurité du secteur, dans un contexte de marché inédit. Car la collecte de l'assurance-vie explose (les Français y ont déjà versé cette année 17,4 milliards d'euros) alors que les assureurs doivent investir cette épargne sur les marchés à des taux historiquement faibles: moins de 1,20 % pour un emprunt d'État français à dix ans. Pour l'instant, l'assurance-vie résiste - elle a encore rapporté 2,8 % en moyenne l'an dernier - grâce aux placements plus rentables réalisés dans le passé par les assureurs. Mais cet effet ne sera pas éternel.

Sauver leurs rendements sur le long terme

Si dans quelques années les rendements tombaient trop bas, les épargnants pourraient vouloir quitter massivement leurs contrats devenus décevants. Surtout si, à la faveur d'une remontée des taux d'intérêt sur les marchés, d'autres placements, comme le livret A, offraient subitement de meilleures opportunités. Ce risque, les assureurs n'en veulent à aucun prix. Nul doute donc qu'ils suivront les recommandations de Christian Noyer et feront des réserves pour sauver leurs rendements au cours des années de disette qui s'annoncent. «La rémunération de l'assurance-vie pourrait tomber à 2,20 % en 2014. Et c'est une bonne chose», estime Cyrille Chartier-Kastler, du cabinet Facts & Figures.

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