Les rémunérations des patrons du CAC 40 ont bondi de 10% l'an dernier

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VIDÉO - Les dirigeants des grands groupes français ont reçu 153 millions d'euros au total. Seize d'entre eux ont même perçu individuellement plus de 4 millions d'euros.

Les rémunérations des dirigeants des entreprises du CAC 40 ne connaissent pas la crise. Elles ont progressé de 10% l'an dernier, selon une enquête réalisée par Facta Media (plateforme de collecte et de journalisme de données) publiée mardi. Un bond qui s'explique surtout par l'augmentation (+19,6 % sur un an) des attributions d'actions et d'options.

Il semblerait que les entreprises aient profité des cours encore modérés des actions en 2014 pour distribuer généreusement ces instruments à leurs équipes de direction. Une bonne stratégie puisque les heureux bénéficiaires ont ainsi profité depuis du spectaculaire rebond de la Bourse de Paris.

En revanche, l'augmentation est plus modérée s'agissant des rémunérations fixes et même des rémunérations variables, en hausse de 5,2% l'an dernier. Mais l'étude souligne la «multiplication de formules de rémunération variables “pluri-annuelles”, parfois rattachées au moins pour partie à la variation du cours des actions», qui peuvent atteindre des montants élevés, comme chez Axa, Danone ou Renault.

Plus de 150 millions d'euros distribués

Tout confondu, mais hors jetons de présence et avantages en nature, les chefs des grands groupes français ont reçu 153 millions d'euros en 2014. Seize patrons du CAC 40 ont même perçu chacun plus de 4 millions d'euros. Parmi eux, Carlos Ghosn, le PDG de Renault, qui a enregistré une hausse de 174% de ses rémunérations, à 7,16 millions d'euros, ou encore Olivier Piou, leader du secteur de la sécurité numérique Gemalto, qui a empoché 7,23 millions d'euros, soit 49% de plus qu'en 2013.

Les sociétés cotées de droit français sont de plus en plus transparentes en matière de rémunération de leurs dirigeants, se félicite Facta Media. Les entreprises respectent en effet les recommandations de l'AMF et du code Afep-Medef. Les sociétés étrangères, qui n'y sont pas soumises, ont en revanche encore des efforts à faire.

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