Les régulateurs financiers s'inquiètent pour le "market making"

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LONDRES, 9 décembre (Reuters) - Les régulateurs financiers internationaux craignent de voir les banques réduire leur présence dans les fonctions de "market making", ce qui pourrait pénaliser les investisseurs et freiner le financement de l'économie, a déclaré mardi le secrétaire général de l'OICV, leur organisme de coordination mondiale. Certaines banques ont déjà averti que le durcissement des règles de solvabilité financière depuis la crise de 2008-2009 s'était traduit par une augmentation du coût du "market making", appellation qui regroupe l'ensemble des services de teneurs de marché pour les actions, obligations et produits dérivés. David Wright, le secrétaire général de l'OICV (Organisation internationale des commissions de valeurs, IOSCO en anglais), a expliqué à Reuters que des études étaient en cours pour évaluer le risque de raréfaction des liquidités et son impact potentiel sur les marchés en cas de tensions. "Nous avons assisté à une disparition 'magique' des market makers en général", a-t-il dit en marge d'une conférence à Londres. "Avant toute chose, nous devons établir les faits, étudier les marchés (...) pour voir s'il s'agit d'un gros problème." Il a rappelé que la question avait déjà été soulevée par le Conseil de stabilité financière (CSF), qui coordonne l'action du G20 en la matière. Pour Richard Semark, un dirigeant d'UBS, la raréfaction de la liquidité est un vrai problème pour le marché obligataire européen car les nouvelles règles prudentielles rendent plus coûteuse la détention du "stock" d'obligations nécessaire pour assurer les services de teneur de marché. (Huw Jones, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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