Les régions belges ont trouvé un accord sur le CETA-Michel

le
0
 (Actualisé avec précisons, contexte) 
    par Robert-Jan Bartunek 
    BRUXELLES, 27 octobre (Reuters) - Les régions belges ont 
trouvé un compromis jeudi pour que le traité de libre-échange 
entre le Canada et l'Union européenne (CETA) puisse être 
approuvé et finalement signé. 
    Le Premier ministre belge Charles Michel a expliqué que les 
chefs des régions et des communautés linguistiques de Belgique 
avaient mis au point un addendum au projet de CETA pour répondre 
aux préoccupations concernant les droits des agriculteurs et des 
gouvernements.  
    Le Canada s'est dit "prudemment optimiste" par la voix de 
son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui était 
de passage à Paris.   
    Le président du Conseil européen Donald Tusk lui a fait écho 
mais il n'a pas pour autant été jusqu'à dire que l'Accord 
économique et commercial global (CETA) était une affaire 
conclue. 
    L'addendum doit d'abord être entériné par les différentes 
instances législatives régionales belges puis obtenir 
l'approbation du Canada et des autres Etats de l'UE.  
    Donald Tusk a expliqué qu'il ne prendrait contact avec le 
Premier ministre canadien Justin Trudeau qu'"une fois seulement 
que toutes les procédures seraient finalisées pour que l'UE 
signe le CETA". 
    La totalité des 28 Etats membres de l'EU soutiennent le 
CETA, mais la Belgique n'a pu donner son consentement parce que 
le Parlement de Wallonie, la région francophone, l'a refusé. Or, 
la Belgique a besoin du feu vert de toutes ses composantes pour 
qu'elle puisse dire oui au CETA. 
    Les Belges francophones reprochent notamment au projet 
d'accord de donner trop de pouvoir aux intérêts des 
multinationales. 
    Charles Michel n'a pas fourni de précision jeudi sur le 
contenu de l'addendum. Mais le ministre-président de la région 
flamande, Geert Bourgeois, a souligné que le projet de traité de 
1.598 pages restait valable. 
    "Il s'agit d'une clarification. Le traité actuel ne change 
pas", a-t-il dit. 
    Le ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul 
Magnette, a présenté ses excuses aux autres Etats européens et 
au Canada pour le contretemps, mais a expliqué que ce qui avait 
été obtenu était important, "non seulement pour la Wallonie, 
mais pour toute l'Europe". 
    Il a souligné que le compromis trouvé par la Belgique aurait 
pour conséquences de fixer des règles claires pour le 
fonctionnement de l'économie mondiale et que les particuliers 
seraient ainsi mieux protégés. 
 
 (Robert-Jan Bartunek, Nicolas Delame et Danielle Rouquié pour 
le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant