Les réfugiés, une "chance" pour l'Allemagne, dira Angela Merkel

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    BERLIN, 31 décembre (Reuters) - L'afflux massif de réfugiés 
est une "chance" pour l'Allemagne, dira jeudi la chancelière 
allemande Angela Merkel dans son discours du Nouvel An distribué 
à l'avance. 
    L'intégration des migrants, pour la plupart des musulmans en 
provenance de pays en guerre comme la Syrie et l'Irak, demandera 
"du temps, des forces et de l'argent" mais le pays est assez 
fort pour faire face, devait préciser la chancelière. 
    "Je suis persuadée que si nous nous attaquons aujourd'hui à 
la charge formidable que représente l'afflux et l'intégration 
d'un si grand nombre de gens, cela représentera une chance pour 
nous demain", dira Angela Merkel. 
    "C'est vrai, nous vivons à une époque difficile. Mais il est 
également vrai que nous pouvons le faire, parce que l'Allemagne 
est un pays fort". 
    L'Allemagne a accueilli plus d'un million de réfugiés en 
2015, nettement plus que tout autre pays européen. 
    Angela Merkel fait partie des rares dirigeants européens à 
voir ces arrivées d'un bon oeil. Pour elle, l'Allemagne a le 
devoir d'accueillir ceux qui fuient la guerre et les 
persécutions. "Wir schaffen das!" ("Nous pouvons le faire"), 
a-t-elle coutume de dire. 
    Elle a été désignée pour cela "personnalité de l'année" à la 
fois par le magazine Time et par le Financial Times. La 
chancelière se heurte toutefois dans son pays à une opposition 
croissante à sa politique d'accueil.  
    Le nouveau parti opposé à l'immigration, Alternative pour 
l'Allemagne (AfD), est crédité de 8% à 10% des intentions de 
vote dans les derniers sondages.  
    Malgré sa récente baisse, la formation politique d'Angela 
Merkel, l'Union chrétienne démocrate (CDU) reste le parti le 
plus fort. 
    Dans son discours, la chancelière soulignera que l'Allemagne 
a déjà par le passé su relever des défis, notamment celui de la 
réunification du pays après l'éclatement de l'Union soviétique 
et qu'elle en est sortie en meilleure posture. 
    "Ce qui est important est que nous ne nous laissions pas 
diviser, ni entre générations ou classes sociales, ni entre ceux 
qui sont ici depuis longtemps et ceux qui sont nouveaux", devait 
dire la chef du gouvernement. 
    "Il est important que nous ne suivions pas ceux, qui, avec 
froideur, voire avec haine, dans leurs coeurs, revendiquent une 
Allemagne qui serait à eux seuls, tout en essayant d'exclure les 
autres". 
 
 (Noah Barkin; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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