Les réfugiés témoignent de la répression brutale de Kadhafi

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REPORTAGE - Les autorités tunisiennes déploient des troupes supplémentaires le long de la frontière libyenne, craignant les réactions d'un voisin imprévisible, et la possibilité d'une décomposition rapide du pays. Des moyens médicaux ont également été installés

De notre envoyé spécial à Ras Jedir.

Les réfugiés défilent au poste frontière entre la Libye et la Tunisie. Portant des téléviseurs sur l'épaule et tirant des valises à roulettes, chargés de couvertures ou des maigres possessions que ces travailleurs souvent peu qualifiés ont pu emporter avec eux, des centaines de ressortissants tunisiens et égyptiens quittaient mercredi le territoire libyen plongé dans la pagaille la plus complète. Certains visiblement choqués, comme ces deux jardiniers tunisiens qui montrent des marques de coups sur leur dos, infligés selon eux par des hommes de main de Kadhafi. D'autres qui se disent surtout soulagés d'avoir réussi à quitter Tripoli, et affirment avoir voyagé sans encombres.

L'ambiance n'est pas vraiment dramatique. Une petite foule de Tunisiens les accueille avec des sandwiches et des bouteilles d'eau. Certains improvisent des discours politiques. Mais la plupart des réfugiés évitent de faire des commentaires. «Il reste beau

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