Les réformes ont équilibré le temps passé au travail et en retraite

le
0

Les allongements successifs de la durée de cotisation ont permis de s'adapter à la hausse de l'espérance de vie, selon une étude de l'Insee.

«Parce qu'on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps». L'argument, a été répété à maintes reprises par François Hollande lors de l'élaboration de la réforme Touraine des retraites de 2012. En réalité, ce principe a été fixé dans la réforme Fillon de 2003. «Stabiliser à horizon 2020 le rapport entre le temps de travail et le temps de retraite, afin d'assurer la pérennité des régimes par répartition et l'équité entre générations», voilà la grande ligne directrice que traçait à l'époque la première réforme des retraites du XXIème siècle.

Ce principe a-t-il été respecté? Plutôt oui, d'après une étude des économistes Patrick Aubert (Conseil d'Orientation des retraites) et Simon Rabaté (École d'économie de Paris) publiée dans la revue de l'Insee Économie et statistique. «Sans les réformes de 2003, 2010 et 2014, un peu plus des trois quarts des gains d'espérance de vie sur toute la période se seraient traduits en gains de durée de retraite», écrivent-ils. Or, la loi de 2003 fixait pour objectif que seul un tiers de l'allongement de la durée de vie doit se traduire par un temps passé à la retraite plus long.

«Relative stabilité»

Les réformes ont-elles toutefois justement réparti l'effort entre les générations arrivant à la retraite? Là encore, il semble que oui. Elles ont assuré «une relative stabilité» du temps que passeront à la retraite les générations nées entre 1943 et 1990. «Certaines générations peuvent cependant paraître favorisées ou défavorisées», précisent Patrick Aubert et Simon Rabaté. En particulier, les générations qui subissent la montée en charge de la loi de 2010, qui a repoussé l'âge légal de départ à la retraite, de 60 à 62 ans, passeront, par rapport aux générations précédentes, une part de leur vie plus longue au travail.

Les deux économistes rappellent dans leur étude que «les femmes bénéficient, à chaque génération, d'une part de vie passée à la retraite en moyenne plus importante que les hommes, du fait principalement d'une espérance de vie plus élevée». Toutefois, elles touchent des pensions bien inférieures en moyenne.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant