Les réformateurs soutiennent Hollande du bout des lèvres

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Gérard Collomb et Jean-Marie Le Guen, leaders du Pôle des réformateurs.
Gérard Collomb et Jean-Marie Le Guen, leaders du Pôle des réformateurs.

Emmanuel Macron n'est pas venu, Manuel Valls non plus, et pourtant ces deux-là étaient dans toutes les têtes jeudi matin lors de la troisième université d'été du Pôle des réformateurs. Soit la réunion des socialistes de l'aile droite du PS et du gouvernement. Le terme « université » est lui aussi à relativiser, puisque l'assemblée, entre 200 et 300 membres parmi lesquels plusieurs dizaines de parlementaires, s'est retrouvée pour deux demi-journées de réflexion sur une péniche amarrée en bordure de Seine, au pied de la bibliothèque François-Mitterrand, dans le fief d'un des leaders du pôle, Jean-Marie Le Guen. Le ministre des Relations avec le Parlement, valsiste patenté, a résumé l'esprit de cette université sous un chapiteau surchauffé : « Nous ne sommes ni un courant ni une écurie. Nous ne sommes inféodés à personne. »

Avec la primaire de la gauche à l'horizon, le pôle réformateur veut d'abord influencer la ligne de la future campagne. « Il faut aider le président de la République à ne pas être prisonnier des choix traditionnels », explique Le Guen, ce qui dans sa bouche équivaut à condamner « l'inquisition, l'incohérence, la faiblesse des propositions de la gauche de la gauche », Montebourg compris. À l'inverse, Le Guen comme Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, louent les premiers résultats du gouvernement, dont le solde positif de créations d'emploi en 2016 ainsi que la baisse du chômage en...

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