Les recherches se poursuivent après l'avalanche au Népal

le
0
POURSUITE DES RECHERCHES APRÈS L'AVALANCHE AU NÉPAL
POURSUITE DES RECHERCHES APRÈS L'AVALANCHE AU NÉPAL

KATMANDOU (Reuters) - Des hélicoptères étaient toujours à la recherche lundi au Népal de trois alpinistes étrangers portés disparus, dont deux Français, au lendemain d'une avalanche qui a fait onze morts.

Selon les autorités népalaises, sept Français sont au nombre des onze victimes de la coulée de neige qui a balayé leur camp au mont Manaslu, qui culmine à 8.163 mètres et est le huitième plus haut sommet du monde.

Deux alpinistes allemands, un Espagnol et un Népalais ont également trouvé la mort, a-t-on ajouté de même source.

Le ministère français des Affaires étrangères fait état pour sa part de quatre Français décédés et de deux autres toujours recherchés, selon un bilan provisoire.

"Tout semblait détruit sur le site", a raconté Nima Nuru Sherpa, le voyagiste organisateur de l'expédition pour les alpinistes français, qui a participé lundi au transport de leurs corps à Katmandou, la capitale népalaise.

"Nous n'avons vu aucune tente ni effet personnel des alpinistes", a-t-il dit à Reuters.

Les trois alpinistes disparus semblent être deux ressortissants français et un Canadien, a dit par téléphone le directeur adjoint de la police, Basanta Bahadur Kunwar.

Des hélicoptères ont ramené lundi à Katmandou cinq alpinistes sains et saufs, dont deux Italiens, et six corps qui ont été transportés à l'hôpital.

Huit autres alpinistes, qui ne sont pas blessés, se trouvent toujours dans le camp, situé dans le district de Gorkha dans le nord-ouest du pays, et certains pourraient continuer leur ascension, selon Basanta Bahadur Kunwar.

L'avalanche de dimanche est la catastrophe la plus grave en près de vingt ans. En 1995, au moins 42 personnes, dont 17 étrangers, avaient trouvé la mort dans le secteur de l'Everest.

Le Népal, qui se remet péniblement de dix années de guerre civile, craint que cet accident ne porte un rude coup au tourisme, vital pour son économie. Le tourisme représente 4% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

"Ce n'est pas bon pour l'alpinisme. Ça nous incite à la vigilance quant à la gestion de la taille des expéditions et sur la façon d'éviter les victimes", estime Surendra Sapkota, responsable du ministère du Tourisme.

Il précise que 232 étrangers ont obtenu l'autorisation d'entreprendre l'ascension du Manaslu pour la saison d'automne qui a commencé en septembre. Ces alpinistes sont accompagnés de plus de 150 guides locaux et de personnels d'assistance.

Le Népal compte huit des 14 sommets les plus élevés du monde, dont le plus haut, l'Everest.

Gopal Sharma, Danielle Rouquié et Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant