Les recherches du vol MH370 toujours dans le flou

le
0
ROBOT SOUS-MARIN POUR RETROUVER LE BOEING DE MALAYSIA AIRLINES
ROBOT SOUS-MARIN POUR RETROUVER LE BOEING DE MALAYSIA AIRLINES

BASE NAVALE DE STIRLING Australie (Reuters) - Plusieurs années pourraient être nécessaires pour retrouver le Boeing 777 des Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars dans l'océan Indien, a estimé dimanche un officier de la marine américaine participant aux recherches.

Les équipages de dix bateaux et d'autant d'avions qui passent au crible un immense périmètre situé à 2.000 km à l'ouest de Perth, en Australie, sont engagés dans une course contre la montre puisque le système de localisation des boîtes noires de l'appareil est alimenté par des batteries dont la durée de vie est d'environ un mois.

L'Ocean Shield, un navire australien, a été équipé dimanche d'un appareil de localisation américain baptisé Towed Pinger Locator (TPL) et d'un robot sous-marin. Il doit prendre la mer dans la journée pour participer aux recherches.

"Pour le moment, la zone de recherches est globalement de la taille de l'océan Indien, ce qui demanderait trop de temps à fouiller", a souligné le capitaine Mark Matthews, responsable de ce TPL.

"Si l'on compare au vol 447 d'Air France, nous avions de bien meilleures informations sur le lieu où l'avion s'était abîmé en mer", a-t-il poursuivi, évoquant l'accident de juin 2009 survenu au large du Brésil. Malgré cela, l'appareil n'a été retrouvé que deux ans après.

Divers objets "suspects" ont été repérés dans la zone de recherches définie vendredi, mais rien n'indique qu'il s'agisse de débris de l'appareil malaisien.

Le périmètre en question, qui se trouve 1.100 km au nord du précédent, a été ouvert sur la base de nouvelles données radars montrant que l'appareil a volé à une vitesse plus élevée qu'on ne le pensait après sa disparition.

Le vol MH370 a décollé le 8 mars de Kuala Lumpur à destination de Pékin avec 227 passagers à bord, dont 153 Chinois et quatre Français, et 12 membres d'équipage.

Il a disparu des radars civils à 01h21 (17h21 GMT, le 7 mars) moins d'une heure après son décollage.

Les enquêteurs ont déterminé que les systèmes de communication avaient été désactivés et que l'avion a été ensuite délibérément dévié de sa trajectoire. Ceci les a amenés à envisager la thèse du détournement ou d'un sabotage, sans pour autant exclure l'hypothèse de problèmes techniques.

(Matt Siegel, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant