Les recettes de Génésio pour redresser l'OL

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Les recettes de Génésio pour redresser l'OL
Les recettes de Génésio pour redresser l'OL

Bruno Génésio a tenu sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur de l'Olympique Lyonnais ce lundi. Le successeur d'Hubert Fournier a dévoilé ses recettes pour redresser l'OL. Sans vouloir trop se mettre en avant mais avec beaucoup d'ambition.

En nommant Bruno Génésio entraîneur de son OL à la place d’Hubert Fournier, Jean-Michel Aulas sait aussi qu’il a renforcé un peu plus son autorité. A côté de lui ce lundi, pour sa présentation officielle, Bruno Génésio faisait figure de quasi-anonyme et a dû attendre une dizaine de minutes avant de pouvoir s’exprimer. Mais pendant le long monologue du président lyonnais, l’ancien adjoint n’a cessé de glisser quelques sourires aux journalistes présents, traduisant son bonheur et sa fierté d’être ainsi propulsé sur le devant de la scène. « Honoré » et « fier » furent d’ailleurs ses premiers mots.

Des valeurs galvaudées ces dernières semaines

Pour redresser une équipe à la dérive en championnat comme sur la scène européenne, Bruno Génésio a d’abord insisté sur l’importance des valeurs de l’Olympique Lyonnais. « La situation sportive s’est détériorée pour un certain nombre de raisons et de valeurs qui ont été galvaudées et oubliées ces dernières semaines. Je veux réinstaurer cet état d’esprit qui a fait de cette équipe une équipe difficile à battre. » Pour ce faire, les coéquipiers d’Alexandre Lacazette prendront la direction de Marbella pour un stage court de deux jours et demi mais déjà très important aux yeux du nouvel entraîneur lyonnais. « J’ai demandé à faire un stage de deux jours et demi pour deux raisons : travailler au niveau technique, tactique et athlétique, et pour retrouver cette cohésion, cette exigence et cette rigueur qui nous ont fait défaut ces derniers temps. Partir en stage a aussi pour but de créer une cohésion, une osmose qui nous a peut-être manqué sur cette première partie de saison. Mais pas seulement entre ceux qui sont arrivés et ceux qui étaient là avant », prévient Génésio, qui entend réinstaurer une concurrence entre l’ensemble de l’effectif professionnel (des joueurs comme Rose, Bisevac ou Mvuemba, fréquemment écartés, pourraient être concernés).

Entre le « je » et le « nous », Génésio hésite encore

Sans fuir sa part de responsabilité sur ces six premiers mois ratés, l’ancien adjoint d’Hubert Fournier est encore hésitant au moment de prendre la lumière. A plusieurs reprises, il se reprend en parlant à la première personne du singulier pour lâcher un « nous » qui lui correspond davantage. « La défiance des supporters, je la comprends, glisse-t-il en référence à la pétition qui circule contre sa nomination. Ils s’attendaient à avoir un entraîneur plus expérimenté qui avait déjà fait ses preuves. Mais ça me motive encore plus pour réussir avec tous les gens qui m’entourent. J’ai besoin de gens autour de moi et de mon staff pour réussir. A moi d’inverser la tendance, à nous d’inverser la tendance. J’ai confiance en moi et en mon staff. » Un staff qui sera composé de Gérald Baticle, promu au poste d’entraîneur adjoint et de Joël Bats, qui continuera de s’occuper des gardiens mais avec un « rôle élargi ». Eric Abidal a également failli venir mais n’a pu se joindre à l’aventure tandis qu’un ancien international est actuellement en discussions avec Jean-Michel Aulas (le nom de Sonny Anderson a été évoqué ces derniers jours).

Un échange avec Fournier avant le match contre le Gazélec

Mais au-delà de cette discrétion toute naturelle, Bruno Génésio n’en demeure pas très ambitieux. Sa nomination a beau entrer dans un cadre de six mois, lui voit déjà au-delà. « On est sur une mission de court terme, une mission commando. On va se donner tous les moyens pour atteindre nos objectifs pour retrouver la Coupe d’Europe et on fera le bilan à mi-mai pour voir comment on peut envisager l’avenir. Mais oui, je me projette déjà là-dessus. » Avant de quitter la salle de presse, l’ancien adjoint de Gérard Houllier ou Rémi Garde a été questionné sur ses récents échanges avec Hubert Fournier. « J’ai eu une discussion franche, claire et cordiale le jour du match d’Ajaccio avec Hubert Fournier. Depuis, nous n’avons plus eu de contact. » Car désormais, c’est bien cet homme de 49 ans, né à Lyon, qui est le patron sportif à temps plein de l’Olympique Lyonnais.

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