Les rebelles yéménites s'emparent d'une base au nord de Sanaa

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    LE CAIRE, 1er mai (Reuters) - Les rebelles yéménites se sont 
emparés dimanche d'une base militaire au nord de Sanaa, en dépit 
du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis trois semaines dans 
le pays, après un an de guerre civile qui a fait plus de 6.000 
morts.  
    Contrairement à la majorité des soldats yéménites, les 
militaires stationnés sur la base d'Oumalika ont toujours refusé 
de prendre parti dans le conflit opposant les forces 
gouvernementales appuyées par l'Arabie saoudite et les autres 
monarchies du Golfe aux rebelles chiites houthis, alliés aux 
troupes restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. 
    Les Houthis toléraient leur neutralité jusqu'à cet assaut 
surprise qui a coûté la vie à plusieurs soldats de la base, 
selon des responsables locaux.  
    Le ministre yéménite des Affaires étrangères Abdel-Malek al 
Mekhlafi, négociateur en chef aux pourparlers de paix qui se 
déroulent depuis plusieurs semaines au Koweït, a estimé que 
cette attaque avait "torpillé" les discussions. 
    "Nous prendrons une position adaptée en réponse au crime 
Houthi contre la base d'Oumalika dans la province d'Amran", 
a-t-il écrit sur son compte Twitter.  
    L'agence de presse Saba, contrôlée par les rebelles houthis, 
a de son côté accusé la coalition arabo-saoudienne et les forces 
gouvernementales d'avoir violé le cessez-le-feu à 4.000 
reprises, ajoutant que les bombardements, les raids aériens et 
les vols nocturnes des avions de combat alimentaient la tension. 
    Facilités par la trêve conclue le 10 avril, les pourparlers 
au Koweït ont pourtant avancé ces derniers jours. Les rebelles 
houthis ont notamment annoncé que l'Arabie saoudite avait 
relâché samedi 40 prisonniers.   
 
 (Mohammed Ghobari, Noah Browning; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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