Les rebelles s'organisent à Tripoli

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REPORTAGE - Assurer la sécurité, éviter les exactions, faire face aux pénuries en eau, électricité et carburant: la tâche est immense.

De notre envoyé spécial à Tripoli.

En uniforme blanc impeccable, le commandant Habib a seulement arraché de sa casquette l'aigle de la Grande Jamahirya, la République des masses de Kadhafi. Ce commissaire de police de Tripoli est venu célébrer la révolution sur la place Verte, ou plutôt la place des Martyrs, au centre de la capitale. Mais le policier ne verbalise pas les voitures qui tournent en klaxonnant et en tirant en l'air par les fenêtres à la kalachnikov. Ce n'est pas le jour.

«Tous les Libyens sont contents aujourd'hui. Et la police est prête à reprendre son travail!» dit le vieux commissaire. Devant le Sérail Rouge, l'ancien fort où Kadhafi avait prononcé son discours du début de la révolution, menaçant les insurgés de les traquer comme des rats «ruelles par ruelles» («Zenga zenga!»), la foule n'est pas très importante, mais l'enthousiasme est là. «C'est incroyable. Je n'aurais jamais cru voir ce jour», dit Nasser Darwish, un ingénieur d'une c

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