Les rebelles refusent d'évacuer Alep

le , mis à jour à 13:32
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 (actualisé avec réaction des rebelles) 
    MOSCOU, 18 octobre (Reuters) - La Russie et la Syrie ont 
interrompu leurs bombardements  aériens sur Alep mardi matin, 
avant une "pause humanitaire" prévue jeudi, a annoncé le 
ministère russe de la Défense, mais les rebelles ont refusé de 
quitter la grande ville du nord de la Syrie. 
    Cette "pause humanitaire" dans deux jours sera en vigueur de 
08h00 (05h00 GMT) à 16h00 (13h00 GMT), afin de permettre aux 
civils et aux insurgés de quitter la ville, a déclaré lundi le 
ministère russe de la Défense. 
    Le département d'Etat américain a jugé bienvenue cette pause 
dans les attaques russes et syriennes contre la partie orientale 
d'Alep, tenue par les insurgés, tout en la jugeant insuffisante. 
    Les rebelles ont toutefois fait savoir qu'ils n'avaient pas 
l'intention de quitter la partie orientale de la ville. 
    "Les factions rejettent toute sortie, il s'agirait d'une 
reddition", a déclaré Zakaria Malahiifji, chargé des affaires 
politiques du groupe Fastakim. 
    Le commandant d'un puissant groupe islamiste également 
retranché dans l'est d'Alep, Ahrar al Cham, a lui aussi rejeté 
la proposition russe. 
    "Lorsque nous avons pris les armes au début de la révolution 
pour défendre notre peuple abandonné, nous avons promis à Dieu 
que nous ne laisserions pas tomber avant l'effondrement de ce 
régime criminel", a dit Al Farouk Abou Bakr. 
    Sergueï Choïgou avait déclaré plus tôt que l'interruption 
des frappes aériennes, effective mardi à partir de 10h00 (07h00 
GMT), devait contribuer à garantir la sécurité de six corridors 
destinés à l'évacuation des civils et à préparer celle des 
malades et des blessés hors de l'est d'Alep. 
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 
l'aviation russe a mené des raids contre Alep tôt mardi, mais le 
calme a régné par la suite. 
    Le ministre russe a dit s'attendre à ce que les insurgés 
quittent Alep, avec leurs armes, via deux corridors spéciaux, 
l'un par la route Castello, l'autre près du marché Al Khaï Souk. 
    "Nous demandons aux dirigeants de la communauté 
internationale d'user de leur influence sur les groupes armés de 
l'est d'Alep pour convaincre leurs chefs de cesser les combats 
et d'abandonner la ville", a dit Sergueï Choïgou. 
 
 (Maria Kisseliova, avec John Davison à Beyrouth, Eric Faye pour 
le service français, édité par Gilles Trequesser) 
 
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