Les rebelles de Misrata goûtent à la liberté 

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REPORTAGE - Les combattants vivent la guerre comme une forme d'accomplissement personnel et collectif.

Envoyé spécial à Misrata

Depuis six mois qu'ils se battent, ils n'ont vu leur famille qu'une dizaine de fois, pour quelques brèves embrassades. Leur chef de 30 ans, Tuami Osman, a repoussé son mariage programmé avant-guerre, ne sachant pas s'il reviendrait d'un combat qui, il en a été d'emblée persuadé, se terminerait un jour par «la défaite de Kadhafi ou la mort». Il n'est plus très sûr aujourd'hui de vouloir convoler. Ses hommes ont également du mal à définir clairement leur avenir personnel, et plus encore le futur de la Libye.

En ce lundi soir, ils sont une quinzaine de thuwars de la katiba de Misrata, réunis dans une villa du centre-ville, pour un barbecue. Un riche homme d'affaires de la ville a mis à leur disposition cette spacieuse maison au confort élémentaire. Depuis le début de la guerre, en février, ils viennent à tour de rôle s'y reposer, deux jours par mois. Le reste du temps, ils sont dans leur unité, dormant à même le sol dans des campements d

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