Les rebelles d'Alep-Est acceptent un plan d'aide de l'Onu

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 (Ajoute déclarations) 
    GENEVE, 24 novembre (Reuters) - Des groupes rebelles syriens 
d'Alep-Est ont accepté un plan des Nations unies pour la 
livraison d'une aide humanitaire et des évacuations médicales, 
mais l'Onu attend un feu vert de Moscou et Damas, a déclaré 
jeudi Jan Egeland, conseiller pour les affaires humanitaires de 
l'émissaire de l'Onu pour la Syrie. 
    Environ 275.000 personnes sont prises au piège dans la 
partie orientale de la grande ville du nord de la Syrie, 
contrôlée par la rébellion, où les dernières rations 
humanitaires de l'Onu ont été distribuées le 13 novembre.  
    Des centaines de camions sont prêts à partir de Turquie et 
de l'ouest d'Alep mais l'Onu a besoin de 72 heures pour mettre 
au point cette "opération importante, complexe et dangereuse", a 
expliqué Jan Egeland. 
    "Nous avons maintenant un accord de principe écrit des 
groupes armés d'opposition d'Alep-Est", a-t-il dit à la presse, 
précisant qu'il s'agissait des groupes rebelles avec qui l'Onu 
est en contact, ce qui exclut les islamistes de l'ex-Front al 
Nosra.  
    "Nous espérons obtenir un feu vert de la partie russe et de 
la partie syrienne. Le signal envoyé aujourd'hui par la partie 
russe était positif", a ajouté Egeland. "L'alternative, c'est de 
voir des gens mourir de faim. On ne peut pas permettre ça." 
    Le coordinateur humanitaire de l'Onu a dit espérer que le 
plan, qui prévoit notamment le remplacement de la trentaine de 
médecins toujours présents à Alep-Est et l'évacuation de 
centaines de blessés à des fins de traitement médical, pourra 
être appliqué dans les prochains jours.  
    L'est d'Alep, assiégé depuis l'été par les forces 
gouvernementales et leurs alliées, manque de vivres, carburant 
et médicaments.  
    Jan Egeland a déclaré que les puissances régionales et 
internationales avaient discuté de la nécessité de protéger les 
hôpitaux.  
    "Nous voulons essayer de lancer un système qui pourrait nous 
sortir de cette horrible situation qui voit les installations 
médicales, les hôpitaux, les cliniques, attaqués sans relâche." 
    Ces installations, a-t-il dit, devraient être clairement 
identifiées et leur localisation transmise à "tous les acteurs 
militaires utilisant la force aérienne". 
 
 (Stephanie Nebehay; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français, édité par Tangi Salaün) 
 
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  • delapor4 il y a une semaine

    L'ONU, si elle n'était pas une organisation criminelle, chercherait à aider l'ensemble des Syriens. Mais tel n'est pas le cas. Elle fait au contraire un embargo alimentaire et financier contre la Syrie. D'où les réfugiés en Europe, en Turquie, au Liban et ailleurs.