Les réassureurs prédisent une stabilisation des primes

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    MONACO, 12 septembre (Reuters) - Les principales sociétés de 
réassurance réunies à Monaco espèrent une stabilisation des 
primes au cours de l'année à venir, même si la concurrence 
devrait rester vive et les rendements faibles. 
    Le marché de la réassurance, qui pèse quelque 600 milliards 
de dollars (535 milliards d'euros), subit sa cinquième année 
consécutive de baisse des primes.  
    Parallèlement, de nouveaux investisseurs cherchent à s'y 
implanter, entre autres par le biais des "obligations 
catastrophes", dans l'espoir d'y trouver des rendements plus 
élevés que ceux offerts actuellement par les autres marchés. 
    Cette évolution pèse sur la rentabilité à conduit certaines 
compagnies de réassurance à conserver dans leurs livres 
davantage de risques, donc de profits potentiels. 
    Mais les grands réassureurs européens présents à Monaco pour 
les traditionnels "Rendez-vous de septembre" du secteur estiment 
que le pire est désormais passé. 
    Swiss Re  SRENH.S  et Hannover Re  HNRGn.DE  ont ainsi dit 
s'attendre à une stabilisation des prix. Dimanche, Munich Re 
 MUVGn.DE  avait déclaré que la baisse des prix s'atténuait. 
    "La baisse des tarifs a ralenti et nous observons en fait un 
marché plus stable", a dit Ulrich Wallin, président du 
directoire d'Hannover Re. "La situation est un peu plus 
favorable qu'il y a un an (mais) nous ne nous attendons pas 
encore à un durcissement généralisé du marché." 
    Les agences de notation ont estimé la semaine dernière que 
les primes pourraient baisser de jusqu'à 5% l'an prochain, une 
évolution comparable à celle attendue cette année, qui a pesé 
sur les rendements. 
    Le rendement des fonds propres des réassureurs atteignait en 
moyenne 8,6% fin juin, contre 10,3% fin 2015, a précisé Moody's 
dans une étude. 
    Fitch, de son côté, estime que la dégradation de la 
rentabilité pourrait favoriser la concentration du secteur à 
l'échelle mondiale en 2017.  
    "Les réassureurs les plus durement touchés devraient être 
les plus petits, les moins diversifiés et ceux présents sur les 
marchés où la baisse des primes a été telle qu'ils couvrent à 
peine le coût du capital", explique Fitch.  
    "Ces sociétés pourraient devenir des cibles, les tensions 
étant susceptibles de les conduire à accepter des valorisations 
plus faibles." 
     
 
 (Carolyn Cohn; Marc Angrand pour le service français, édité par 
Véronique Tison) 
 

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