Les RÉACTIONS à l'annonce de l'essai d'une bombe H en Corée du Nord

le , mis à jour à 18:23
0
    SEOUL, 6 janvier (Reuters) - L'annonce par la Corée du Nord 
du premier essai d'une bombe à hydrogène a suscité mercredi des 
réactions indignées, Corée du Sud et Japon en tête, même si le 
doute demeure sur la véracité des affirmations du régime de 
Pyongyang. (voir  ID:nL8N14Q05M ) 
    "Le premier test de bombe H a été mené avec succès mercredi 
à 10h00 (01h30 GMT)", a affirmé l'agence de presse officielle de 
la Corée du Nord KCNA. 
     
    PARK GEUN-HYE, PRÉSIDENTE SUD-CORÉENNE 
    "Le gouvernement doit à présent travailler étroitement avec 
la communauté internationale pour s'assurer que la Corée du Nord 
paie le prix proportionnel de ce dernier essai nucléaire en 
date." 
     
    MINISTÈRE CHINOIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES 
    La Chine exhorte la Corée du Nord à honorer ses engagements 
en matière de dénucléarisation et l'invite à éviter toute 
initiative susceptible d'aboutir à une dégradation de la 
situation dans la péninsule coréenne. 
     
    SHINZO ABE, PREMIER MINISTRE JAPONAIS  
    "L'essai nucléaire de la Corée du Nord est une menace 
sérieuse contre la sécurité de notre nation et nous ne pouvons 
absolument pas la tolérer. 
    "Nous la dénonçons avec force." 
     
    BAN KI-MOON, NATIONS UNIES 
    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a 
condamné l'essai nucléaire qu'il a qualifié de "profondément 
troublant" et il a jugé qu'il était porteur d'un risque de 
"déstabilisation pour la sécurité régionale". 
    "L'essai viole une fois de plus un grand nombre de 
résolutions du Conseil de sécurité en dépit des appels lancés à 
l'unisson par la communauté internationale pour que cessent ces 
activités." 
    "Il s'agit également d'une infraction grave aux normes 
internationales qui proscrivent les essais nucléaires." 
     
    DMITRI PESKOV, PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE RUSSE 
    La Russie est "extrêmement préoccupée" par l'annonce 
nord-coréenne. 
    "Le président Vladimir Poutine a ordonné une étude complète 
des relevés de toutes les stations de surveillance, notamment 
sismologiques, et une analyse de la situation dans l'éventualité 
où ces informations seront confirmées." 
    Le ministère russe des Affaires étrangères avait auparavant 
indiqué que si l'annonce de Pyongyang était vérifiée, cet essai 
constituerait une "grave violation" du droit international. 
    L'ambassadeur russe aux Nations Unies, Vitali Tchourkine, de 
son côté recommandé que chacun garde "la tête froide" et qu'une 
réponse "proportionnée" soit adressée à la Corée du Nord. 
     
    PRÉSIDENCE FRANÇAISE 
    "Dans l'attente de la confirmation des caractéristiques de 
l'essai nucléaire annoncé et observé cette nuit en Corée du 
Nord, la France condamne cette violation inacceptable des 
résolutions du Conseil de sécurité et appelle une réaction forte 
de la communauté internationale", peut-on lire dans un 
communiqué de l'Elysée. 
     
    FEDERICA MOGHERINI, HAUTE REPRÉSENTANT DE L'UNION EUROPÉENNE 
POUR LA POLITIQUE EXTÉRIEURE 
    "Si elle est confirmée, cette initiative représenterait une 
grave violation des obligations internationales (de la Corée du 
Nord) de ne pas produire ou tester d'armes nucléaires, ainsi 
qu'en ont décidé plusieurs résolutions du Conseil de sécurité 
des Nations unies." 
    Ce serait aussi "une menace contre la paix et la sécurité de 
toute la région de l'Asie du Nord-Est". 
     
    MELISSA HANHAM, CHERCHEUSE AU SEIN DU CENTRE JAMES MARTIN 
POUR LES ÉTUDES DE NON-PROLIFÉRATION, BASÉ EN CALIFORNIE. 
    "La Corée du Nord a déjà par le passé fait des affirmations 
au sujet de son programme nucléaire et de son programme de 
missiles qui n'ont tout simplement pas tenu la route après 
enquête", a déclaré  
     
    YANG UK, CHERCHEUR AU FORUM CORÉEN DE LA DÉFENSE ET DE LA 
SÉCURITÉ 
    "Au vu de l'ampleur (ndlr, de la déflagration), il est 
difficile de croire qu'il s'agit d'une vraie bombe à hydrogène. 
    "Ils ont peut-être testé une sorte de bombe intermédiaire 
entre une bombe A et une bombe H mais, à moins qu'ils 
n'apportent des preuves irréfutables, il est difficile de prêter 
foi à leurs affirmations." 
     
    MICHAEL MADDEN, EXPERT DES QUESTIONS NUCLÉAIRES 
    Pyongyang cherche par ce nouvel essai à s'imposer sur 
l'agenda international, et particulièrement américain en cette 
année de campagne présidentielle. 
    "Maintenant que la question de l'Iran a été réglée, les 
Nord-Coréens se placent au sommet des priorités de politique 
étrangère concernant les Etats qui menacent la sécurité des 
Etats-Unis", souligne-t-il. 
 
 (édité par Henri-Pierre André) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant