Les ravisseurs de lycéennes de Chibok prêts à négocier

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    par Adaobi Tricia Nwaubani 
    ABUJA, 16 octobre (Fondation Thomson Reuters) - La faction 
de Boko Haram qui a libéré cette semaine 21 lycéennes enlevées 
en 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, est disposée à 
négocier la libération de 83 autres jeunes filles, a déclaré 
dimanche un porte-parole de la présidence. 
    Boko Haram a enlevé quelque 270 lycéennes en avril 2014 à 
Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Plusieurs dizaines de 
jeunes filles ont réussi à s'enfuir dans la confusion qui a 
suivi mais plus de 200 sont toujours portées disparues. 
    Les 21 lycéennes ont été libérées après une médiation de la 
Croix-Rouge et du gouvernement suisse avant d'être conduites à 
Abuja, la capitale du Nigeria. 
    "Les 21 jeunes filles libérées sont prouver au gouvernement 
nigérian que cette faction de Boko Haram détient encore 83 
filles de Chibok", a expliqué Garba Shehu, porte-parole du 
président Muhammadu Buhari, à la Fondation Thomson Reuters. 
    "Cette faction a dit être prête à négocier si le 
gouvernement veut s'asseoir avec eux", a-t-il poursuivi, 
ajoutant que l'Etat était disposé à négocier avec la faction. 
    Selon les membres de cette émanation de Boko Haram, d'autres 
jeunes filles sont encore détenues par des membres de la branche 
encore contrôlée par Abubakar Shekau, son chef de file. 
    Boko Haram est traversé par des conflits internes provoqués 
par l'incapacité d'Abubakar Shekau à suivre les consignes 
données par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). 
    L'EI a désigné en août un nouveau dirigeant pour l'Afrique 
de l'Ouest, Musab al Barnawi. 
    Selon un expert occidental, la faction d'Al Barnawi est 
implantée au nord-est de Maiduguri, la capitale de l'Etat de 
Borno, où a débuté il y a sept ans l'insurrection de Boko Haram 
visant à créer un califat islamique. 
    Cette situation géographique aux portes du désert du Sahara 
a permis à Al Barnawi de tisser des liens avec la branche 
libyenne de l'EI, organisation à laquelle Boko Haram a 
formellement prêté allégeance l'an dernier. 
 
 (Adaobi Tricia Nwaubani, Nicolas Delame pour le service 
français,; La Thomson Reuters Foundation est la fondation 
caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets 
humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la 
corruption et au changement climatique. http://www.trust.org) 
 
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