Les raisons du succès

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Les raisons du succès
Les raisons du succès

Il y a des jours qui marquent une carrière, une équipe, une décennie. Ce 19 novembre 2013 restera comme une date à graver dans le marbre. De quoi réconcilier les supporters français avec un mois de novembre souvent synonyme d'insuccès et de frustration. Dans le pessimisme ambiant, les Bleus ont réussi une vraie prouesse en se qualifiant pour la Coupe du Monde 2014. Comment y sont-ils parvenus ? En jouant tout simplement comme une équipe ambitieuse, revancharde et talentueuse. Techniquement, tactiquement et même physiquement, les Tricolores ont tout réussi. Ou presque. Difficile aujourd'hui de ressortir un nom d'une prestation d'ensemble collective à la hauteur d'un tel rendez-vous. Mais il faudra quand même saluer le travail d'un homme, d'un meneur d'hommes. Car Didier Deschamps a réussi là où d'autres auraient certainement échoué. Après la claque reçue à Kiev, le sélectionneur avait pourtant d'abord semblé baisser pavillon avant de se remobiliser et de faire passer un message fort à ses joueurs. Celui de la rébellion. Un sentiment que l'on croyait réservé aux autres?

Un axe fort Sakho-Pogba-Benzema

Piqués au vif, les Bleus ont réagi grâce à un axe fort de joueurs transcendés par l'évènement. Les gagnants sont nombreux : Mamadou Sakho, Yohan Cabaye, Mathieu Valbuena et Karim Benzema pour ne citer qu'eux. Que des joueurs qui avaient été privés de match aller. Certainement pas un hasard. Double buteur et énorme dans son travail défensif, le défenseur de Liverpool, qui était presque au placard l'été dernier quand il ne jouait pas ou presque plus avec le PSG, a gagné un nouveau statut. En même temps que Laurent Koscielny l'a perdu et qu'Eric Abidal a signé son avis de pré-retraite. Son association avec Raphaël Varane a livré de belles promesses et la certitude d'avoir trouvé une paire enfin complémentaire. Et comment ne pas saluer le travail de Yohan Cabaye qui a désormais pris non pas une mais deux longueurs d'avance sur Samir Nasri ? Impossible de ne pas souligner sa qualité technique au-dessus de la moyenne, sa capacité à orienter le jeu et son travail à la récupération. Avec Cabaye, l'équipe de France a plus d'allure et plus d'allant. Didier Deschamps ne pourra désormais plus s'en passer. Au même titre que ses deux compères du milieu, Paul Pogba et Blaise Matuidi. Les Bleus tiennent enfin leur milieu à trois !

Une communion incroyable avec le public

En attaque, Karim Benzema s'est lui réconcilié avec le public. Ce qui n'était pas une mince affaire. Depuis qu'il a subi les pires critiques (justifiées), l'attaquant du Real Madrid n'est plus le même. Mardi soir, il a mis sa qualité technique et sa capacité de conservation de balle au service du collectif. Et il a en plus retrouvé ses talents de buteur. La panoplie complète de l'attaquant en totale confiance. Certes, il n'a pas tout réussi mais ce sera désormais dur pour Olivier Giroud de revenir en grâce. Passés les compliments individuels, il y a d'autres éléments qui expliquent cette métamorphose : un esprit retrouvé dans le groupe et une communion incroyable avec le public. Foi de supporter des Bleus, on n'avait plus connu une telle ambiance au Stade de France depuis un France-Italie (3-1) de septembre 2006. Au lendemain de la défaite en finale de la Coupe du Monde en Allemagne, les Bleus avaient terrassé la Squadra Azzurra en éliminatoires de l'Euro 2008 et oublié, un peu, la douloureuse soirée berlinoise. Paradoxe ou pas, mardi soir, les Bleus l'ont emporté sur un score (3-0) aux souvenirs réjouissants. Comme le symbole d'une soirée de liesse. De celles qui font du football un sport passionnant et parfois déroutant.

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