Les radars n'ont presque plus de frontières

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Les radars n'ont presque plus de frontières
Les radars n'ont presque plus de frontières

Prendere una multa. Les Français devront connaître la traduction de « prendre un PV » en italien. Après des accords avec l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Roumanie, la Pologne, l'Espagne et la Suisse, la France a mis en place le 1er janvier un système transfontalier d'échanges d'informations avec l'Italie pour retrouver et verbaliser les auteurs d'infractions routières. Concrètement, lorsqu'un véhicule de ce pays se fait flasher pour excès de vitesse ou franchissement de feu rouge par l'un des quelque 4 200 radars installés en France, son propriétaire « reçoit un avis de contravention rédigé en italien », a annoncé hier à Nice (Alpes-Maritimes) Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. La réciproque est vraie chez les voisins transalpins et leurs 2 000 radars qui ont désormais accès aux adresses des contrevenants venus de l'Hexagone et leur envoient la facture, le cas échéant... Une note souvent plus salée que chez nous, selon le délégué interministériel.

L'objectif est bien sûr de faire baisser la mortalité sur les routes en diminuant notamment la vitesse. D'autant qu'en France, le bilan 2015, qui n'est pas encore officiel, fera probablement apparaître une augmentation d'environ 2 % du nombre de décès.

La réciprocité des contraventions, appliquée selon une directive de l'Union européenne, concerne des centaines de milliers d'infractions par an. L'an dernier, 414 000 véhicules immatriculés en Italie ont été flashés en France, dont 158 000 rien que dans les Alpes-Maritimes, sans pouvoir être poursuivis. A contrario, 420 000 Belges, 411 000 Allemands et 370 000 Néerlandais ont reçu une amende. Les Français ont-ils été plus raisonnables à l'étranger ? Pas vraiment. Si le gouvernement possède peu de statistiques précises à ce sujet, on sait, par exemple, que 100 000 conducteurs ont été rattrapés par la patrouille des radars automatiques en Belgique.

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