Les questions financières freinent les discussions sur le climat

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LES QUESTIONS FINANCIÈRES FREINENT LES DISCUSSIONS SUR LE CLIMAT
LES QUESTIONS FINANCIÈRES FREINENT LES DISCUSSIONS SUR LE CLIMAT

BONN, Allemagne (Reuters) - Les débats sur l'aide financière à apporter aux nations les plus pauvres ralentissaient vendredi le déroulement des négociations entre les représentants de près de 200 nations réunis à Bonn en amont de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Certains délégués présents à Bonn ont dit craindre un nouvel échec après celui de la conférence de Copenhague en 2009.

"Nous sommes extrêmement préoccupés par le rythme" des négociations, a déclaré Amjad Abdulla, qui s'exprimait au nom de l'Alliance des petits Etats insulaires au dernier jour des discussions organisées à Bonn sous l'égide des Nations unies.

"Sur beaucoup de dossiers, nous sommes encore loin de l'objectif", a confirmé Elina Bardram, qui dirige la délégation de la Commission européenne.

Les pays en développement estiment que la question financière est au centre du dossier du dérèglement climatique. De l'avis de toutes les parties, les discussions de Bonn n'ont guère permis de progresser sur cette question.

Les pays les plus pauvres souhaitent que les nations industrialisées s'engagent à augmenter leurs contributions et qu'elles aillent au-delà de l'objectif fixé à 100 milliards de dollars (90 milliards d'euros) d'ici 2020, afin qu'ils puissent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s'adapter à la multiplication des risques climatiques.

Emmenés par les Etats-Unis et l'Union européenne, les pays les plus riches ne souhaitent pas se fixer d'objectif précis au-delà de 2020 et réclament que la Chine soit ajoutée à la liste des pays contributeurs. Pékin s'est engagé à verser 3 milliards de dollars qui ne sont pas comptabilisés dans l'objectif de 100 milliards.

Les discussions de Bonn devaient s'achever par la rédaction d'un projet d'accord d'une quarantaine de pages en vue de la conférence de Paris, alors que ce projet ne comptait qu'une vingtaine de pages en début de semaine.

"Les pays en développement ont besoin que Paris soit un succès, il n'y a pas d'alternative. Pour les pays en développement, le changement climatique est une question de vie ou de mort", souligne Nozipho Mxakato-Diseko, représentant de l'Afrique du Sud qui s'exprime au nom de plus de 130 pays en développement et de la Chine.

(Nicolas Delame pour le service français)

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  • mucius le vendredi 23 oct 2015 à 19:12

    Espérons que la Russie, la Chine et les US planteront la conférence de notre gros plouc qui cherche partout des prétextes pour augmenter les impôts. Car il est clair que cette lutte à la Don Quichotte contre le réchauffement ne sert qu'à ça.

  • M4484897 le vendredi 23 oct 2015 à 18:36

    on s'en doutait mais voilà que le loup sort du bois: il faut des sous et dans la poche de qui va t'on aller les racler? mais que vont'ils faire avec ce tas de billets aller chercher de la glace sur jupiter pour refroidir l'atmosphére?