Les Pussy Riot seront enfermées dans des camps hérités du Goulag

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Les camps auxquels les trois membres de Pussy Riot sont condamnées abritent quelque 640.000 prisonniers, dont près de 52.000 femmes.

«La colonie, ça a été un choc. Je suis arrivée au début de l'hiver, la neige tombait sans discontinuer. J'ai vu une foule de femmes identiques, portant les mêmes vestes grises en coton matelassé et les mêmes foulards sur la tête.» C'est ainsi que Svetlana Bakhmina décrit son entrée à la colonie n°14, située dans le village de Partsa, à 450 km au sud-ouest de Moscou. Comme beaucoup de Moscovites, Svetlana Bakhmina, condamnée pour détournement de fonds dans le cadre de l'affaire Ioukos, a purgé sa peine loin des siens, dans le district de Zoubovo-Poliana, un morceau de Mordovie à peine grand comme les Yvelines où, le long d'une même route, défilent les palissades grises de 17 colonies.

Hérités du Goulag, le système pénitentiaire russe en a conservé les camps. Derrière les barbelés, des baraques de 100 ou 200 lits, une cour, une cantine, une zone de «quarantaine» pour les nouveaux arrivants, une infirmerie et une usine, où travaillent les détenues, moye

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