Les Pussy Riot espèrent une révision judiciaire de leur condamnation

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Les Pussy Riot espèrent une révision judiciaire de leur condamnation
Les Pussy Riot espèrent une révision judiciaire de leur condamnation

Elles n'ont pas fini de faire parler d'elles. Depuis leur libération, les deux membres de Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, ne manquent pas une occasion de s'exprimer publiquement. Ce samedi, de passage à Singapour pour assister à une remise des prix, elles ont indiqué qu'un tribunal de Moscou devait réexaminer leur condamnation. Elles ont également réaffirmé qu'elles allaient poursuivre leur combat en faveur des droits de l'homme.

Nadejda et Maria, libérées fin décembre grâce à une amnistie, concourraient à Singapour ce samedi pour le «Prudential Eye Awards», un festival destiné à récompenser des artistes asiatiques. Elles avaient été sélectionnées pour leur vidéo montrant le groupe chanter une «prière punk» contre le président russe Vladimir Poutine, dans la cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou. C'est cette même prestation, tournée en 2012, qui leur avait valu une condamnation à deux ans de camp. Les Pussy Riot n'ont toutefois pas été récompensées ce samedi soir.

Une audience prévue le 24 janvier

«Nous avons une organisation qui doit devenir une ONG pour défendre les droits des prisonniers», a assuré Maria Alekhina à l'issue de la cérémonie. Nadejda Tolokonnikova a renchérit, affirmant qu'un tribunal de Moscou avait accepté de revoir leur condamnation .

«Nous retournerons à Moscou et le 24 janvier il y aura une audience sur notre procès, parce que la Cour suprême de Russie avait trouvé qu'il était marqué par des violations», a précisé la jolie brune. «Le tribunal municipal de Moscou doit se pencher sur ces questions». Le 12 décembre dernier, la Cour suprême russe avait ordonné le réexamen de la condamnation des deux jeunes femmes, estimant notamment que les motifs du délit n'avaient pas été démontrés. Selon la cour, le tribunal de première instance n'a pas fourni de preuves que les deux jeunes femmes avaient été mues par «la haine contre un groupe ...

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