Les propriétaires français se convertissent à la colocation

le
2

Les Français ont de plus en plus de mal à louer leurs biens immobiliers. Face à cette difficulté à trouver des locataires, 40% des propriétaires bailleurs sont prêts à se tourner vers la colocation.

La situation du marché locatif français se dégrade. C'est l'enseignement principal tiré de l'enquête réalisée par le CSA et la plateforme de colocation Weroom. Selon cette enquête réalisée auprès de 1000 propriétaires Français, seuls 38 % d'entre eux ont le sentiment qu'il est «facile» de louer son bien aujourd'hui. En cause, un cadre réglementaire trop favorable aux locataires, selon eux, ou tout simplement la traditionnelle peur des impayés, ou des dégradations du bien et de son mobilier.

Résultat: pour 40% des propriétaires interrogés, ils est désormais envisageable de mettre son bien en colocation. Si le principe de la colocation peine encore à s'imposer parmi les bailleurs, «seuls 26% et 27% d'entre eux expriment une opposition ferme à la colocation et excluent de recourir à ce type de mise en location», selon l'étude. Il faut noter qu'en France, un propriétaire sur quatre loue au moins un bien immobilier. Ce sentiment d'ouverture à l'égard de la colocation est davantage partagé par les bailleurs franciliens.

Le modèle de la colocation commence à se démocratiser

Autre résultat de cette étude: le fait que les propriétaires sont encore peu informés sur la colocation. La plupart des bailleurs (49%) estiment que la colocation représente autant d'avantages que d'inconvénients, quand 12% y voient surtout des avantages et 38% des inconvénients. Mais ils font tout de même preuve de pragmatisme à l'égard la colocation: ses atouts sont bien identifiés par les bailleurs, à savoir qu'elle donne la possibilité de multiplier les garants solides et ainsi de diminuer le risque d'impayés (25%) et permet de réduire au maximum la vacance locative (16%).

«Ces résultats sont très encourageants puisqu'ils démontrent que les propriétaires ont pris la mesure du fait que la colocation constituait une tendance de fond, notamment dans les grandes villes», estime Thomas Villeneuve, PDG et co-fondateur de Weroom. Dernier fait important: les inconvénients qui sont cités par les propriétaires ne sont pas spécifiquement liés à la colocation puisque la rotation des locataires, les dégradations et les impayés sont les mêmes obstacles que ceux identifiés pour la location «classique» d'un bien!

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • zerathef le samedi 21 mar 2015 à 10:09

    L'explosion du chomage dont les statistiques représentent à 20 à 25 % des personnes concernées, la colocation s'impose ou tout simplement le retour au domicile des parents. Avec probablement 1 miilion de nouveaux chomeurs par an l'immobilier va souffrir de + en +.

  • j.barbe6 le mercredi 18 mar 2015 à 15:35

    En gros : les jeunes en galére cohabitent, les boomers sont à l'abri.