Les propositions de NKM pour le logement à Paris

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La candidate à la Mairie de Paris critique la loi Duflot et la politique de l'actuelle municipalité, qui fait «du chiffre» sur le logement social, quand il faudrait relancer le logement intermédiaire et créer de nouveaux terrains constructibles.

Pour qu'il n'y ait pas que «les très aisés ou les très aidés» qui puissent vivre dans la capitale, Nathalie Kosciusko-Morizet a proposé mardi d'ajouter au projet de loi Duflot une batterie de mesures destinées à développer l'offre de logements à Paris. Entourée de députés UMP, dont l'ex-ministre du logement Benoist Apparu, la candidate aux élections municipales a rappelé que le blocage des loyers, déjà expérimenté dans le passé avec la loi de 1948, s'était soldé par une dégradation des logements, trop peu rentables pour être entretenus par leurs propriétaires.

NKM a aussi fustigé la politique de l'actuelle Mairie de Paris, qui se vante de créer quelque 6000 logements sociaux supplémentaires par an. Une politique du «chiffre» car seuls 2500 sont de nouveaux logements. Les autres correspondent à des immeubles préemptés, achetés - très cher - et déclassés en logements sociaux, mais où la plupart des appartements, déjà occupés, ne seront libérés et reloués à des loyers réduits qu'après 13 ans en moyenne. «L'argent des Parisiens a été gaspillé» a-t-elle conclu.

Redécouvrir le PLI

La députée est, elle, décidée à soutenir le logement intermédiaire, destiné à ceux qui travaillent à Paris et veulent y vivre, avec des revenus «moyens». Elle propose pour cela de relancer le PLI (prêt locatif intermédiaire), aujourd'hui délaissé, en accordant une TVA de 5% aux logements construits ainsi. «Cela permettrait d'attirer les investisseurs institutionnels, qui louaient autrefois des logements dans la capitale, mais qui ont vendu pour investir sur les bureaux, plus rentables, et qui manquent aujourd'hui sur le marché» a expliqué Benoist Apparu.

D'autres mesures ont pour objectif de libérer des terrains, en utilisant de façon plus efficiente le foncier occupé par les entrepôts en proche banlieue, en couvrant les voies ferrées ou encore le périphérique. Pour financer ce dernier chantier, colossal, une société foncière devrait être créée, dotée d'un milliard d'euros de fonds d'amorçage (à prévoir dans le programme d'investissements d'avenir voulu par l'État). La vente des terrains ainsi créés aux promoteurs fournirait ensuite des capitaux pour poursuivre le chantier.... étalé sur 50 ans.

Les députés UMP n'oublient pas cependant les logements sociaux. Ils prônent davantage «d'équité» pour les locataires. La sous-location serait ainsi mieux sanctionnée, et les bailleurs sociaux devraient pouvoir plus facilement expulser les locataires qui posent de graves problèmes, de sécurité notamment, dans l'immeuble. Pour conserver à Paris sa mixité sociale et générationnelle, une priorité serait donnée aux personnes âgées dans l'accès au logement social. Auprès des électeurs parisiens concernés, cette proposition peut faire mouche.

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  • M8507347 le vendredi 13 sept 2013 à 15:05

    @lm123457 +1 Tu as parfaitement raison, dans la famille KM, ils sont tous comme ça !!

  • lm123457 le mercredi 11 sept 2013 à 11:29

    Se rappeler que c'est pas calcul politique que NKM s'est abstenue sur le mariag egay. Sur un marché, elle m'a dit texto qu'elle était pourtant opposée à l'adoption, mais ouverte sur une union. Bref, c'est la position des gens normaux, mais elle est tellement arriviste, qu'elle s'est abstenue pour avoir les voix gays. Elle n'aura pas les voix de ceux qui se méfient des arrivistes.

  • xaavidf le mercredi 11 sept 2013 à 11:01

    Sinon on pourrait pousser à une décentralisation "économique" qui permettrait une meilleure répartition de l'activité sur tout le territoire français et donc ferait baisser un peu la population francilienne en général et la population parisienne en particulier.