Les promoteurs misent sur la transformation de bureaux en logements

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EN IMAGES - Altarea Cogedim vient de livrer un immeuble comptant plus de 300 logements installés dans d'anciens bureaux des laboratoires Servier à Courbevoie. Ce promoteur et d'autres comptent bien rééditer ce genre d'expérience.

Transformer des bureaux en logements, l'idée est tentante surtout au vu du stock disponible. Rien qu'en Ile-de-France, ce sont 4 millions de mètres carrés de locaux vacants qui sont répertoriés. D'ailleurs, la ville de Paris a annoncé que dans un contexte de logement tendu, elle comptait convertir 200.000 m² de bureaux en logements dans les 6 ans qui viennent.

Dans un tel contexte, le promoteur Altarea Cogedim qui vient tout juste de transformer une tour de bureaux de 22.500 m² en immeuble d'habitation, compte bien faire de cette réalisation une vitrine de son savoir-faire. Baptisé «Sky», le projet a permis de réhabiliter d'anciens locaux des laboratoires Servier, à Courbevoie (Hauts-de-Seine), tout près de La Défense en un ensemble réunissant 182 appartements, 46 studios en résidence sociale pour étudiant et 99 logements en résidence de tourisme et d'affaires. Sans oublier 3 commerces dont un supermarché et 325 places de parking qui se partage entre commerce et habitations.

Jusqu'à 1 million d'euros

Vendu mi-2011, l'immeuble est livré actuellement dans sa nouvelle version. Les 182 logements n'ont pas tardé à trouver preneur à un tarif moyen de 8200 euros le mètres carrés, les 4/5 pièces en duplex avec terrasse pouvant même atteindre le million d'euros. Au total, l'immeuble a généré un chiffre d'affaires global de 90 millions d'euros selon Altarea-Cogedim.

«Au final, la réhabilitation n'est pas vraiment moins chère que le neuf, souligne Philippe Jossé, directeur général de Cogedim. Les coûts de construction sont même plus élevés mais la formule à d'autres avantages.» Il évalue ainsi les coûts de construction à 2000 euros du mètre carré contre 1600 à 1700 euros pour du neuf sur un terrain nu. En revanche, le promoteur admet que s'il avait rasé cette tour, il n'aurait sans doute pas eu l'autorisation de construire aussi haut (15 étages). Et puis ce genre de chantier cause moins de nuisances et moins de pollution qu'une démollition-reconstruction.

«L'immeuble présentait de vrais atouts comme sa situation exceptionnelle avec de belles vues sur La Défense ainsi qu'un très grand parking», explique Philippe Jossé. Restait à gommer l'aspect bureaux très marqué de l'immeuble et convaincre les acheteurs qu'il est possible de faire du haut de gamme dans une tour. Pour ce faire, les architectes sont parvenus à rajouter loggias et balcons à la structure et à donner une personnalité et des entrées bien distinctes pour les logement, la résidence étudiante et la résidence de tourisme.

Comme le nom anglo-saxon de la résidence l'indique, l'ambiance et l'équipement des parties communes lorgnent du côté des Etats-Unis. Contrairement à la France, il est courant là-bas de faire rimer standing et immeuble de grande hauteur. C'est ainsi que le hall d'entrée développe plus de 200 m² et que la résidence offre une conciergerie et des services tels qu'une petite salle de sport ou une chambre d'hôte que peuvent louer les copropriétaires pour un visiteur de passage.

Il faut croire que cette approche internationale a payé. L'immeuble s'est bien vendu et au-delà de jeunes retraités de Courbevoie à la recherche d'un logement neuf ou de cadres travaillant à La Défense, le programme a séduit une vingtaines d'acheteurs étrangers. Parmi eux, des Russes, des Emiratis ainsi que des Chinois, comme cette famille qui s'est offert un duplex avec terrasse. «Ce projet a rencontré une demande forte, se félicite Philippe Jossé. Evidemment, nous sommes à la recherche d'autres programmes de ce type à Courbevoie ou ailleurs.»

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