Les promoteurs d' ETF vont pâtir des nouvelles règles de l' Esma

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(NEWSManagers.com) - Les promoteurs d' ETF en Europe vont souffrir des nouvelles règles de l' Autorité européenne de régulation des marchés financiers (Esma), affirme une nouvelle étude de Moody' s Investors Services, relayée également par une enquête publié par l'Edhec-Risk aux conclusions proches.

" Les règles sont négatives pour le profil de crédit des sociétés de gestion qui commercialisent des ETF en Europe, comme BlakcRock et State Street Corporation, et vont écorner leur profitabilité en raison d' une hausse des coûts de conformité et d' une réduction de leurs activités rentables de prêt de titres" , indique le document de Moody's.

Publiées récemment, les nouvelles règles de l' Esma interdisent le partage des revenus du prêt de titres, lesquels devront donc être désormais intégralement retournés aux fonds. Certains promoteurs d' ETF comme Comstage ou Credit Suisse Asset Management restituaient déjà 100 % de ces revenus aux investisseurs, note Moody' s. Mais d' autres conservaient une partie de ces sommes, comme Easy ETF ou SPDR ETF, qui gardaient 50 %.

Par ailleurs, les nouvelles exigences en matière de transparence vont se traduire par des coûts opérationnels liés à la refonte des prospectus, des documents d' informations clés pour les investisseurs et des supports marketing des ETF Ucits existants. En outre, les sociétés de gestion vont devoir s' assurer que le collatéral utilisé dans leurs transactions de prêt de titres soit en conformité avec des critères qualitatifs stricts et des limites précises en matière de diversification, ce qui implique des coûts additionnels en termes de reporting et de contrôles.

L'EDHEC-Risk Institute a donc enfoncé le clou en se disant éaglement " en accord avec les conclusions de l'Esma sur les risques de l'ETF" . L'établissement a notamment relevé que les " guidelines" de l'Esma allait plus loin que le document de consultation dans deux domaines particuliers :
Le premier porte sur le prêt-emprunt de titres, l'ESMA indiquant clairement que tous les profits de prêt de valeurs mobilières devaient revenir aux fonds. Cette position est une surprise pour toute l'industrie.dans la mesure où personne n'imaginait que l'ESMA puisse aller aussi loin en termes de transparence. " Cette nouvelle règle change clairement la situation et le " business model" des fournisseurs d''ETF. Ceux qui ont opté pour la réplication physique l'ont fait en raison de l'importante source de revenus que procurait le prêt de valeurs mobilières, explique l'Institut. En l'occurrence, selon l'Edhec, ces revenus ne constituent pas des profits disproportionnés mais permettent d'afficher des frais de gestion moins élevés...
Le deuxième domaine porte sur les nouvelles exigences dans le domaine des indices financiers. L'institut s'est félicité que le régulateur européen ait favorisé la transparence dans une industrie qui, jusqu'à maintenant, à quelques exceptions près, sous prétexte de protection de la propriété intellectuelle, se singularisait par le faible niveau d'information donnée aux investisseurs sur les méthodologies de l'indice et de compositions.

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