Les profs démunis face aux écoliers perturbés

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Les résultats d'une étude sur la violence scolaire montrent que les enseignants sont désarmés face aux comportements agressifs d'enfants atteints de troubles du comportement.

Près de 92 % des enseignants de l'école primaire jugent positivement le climat scolaire. Telle est la conclusion de l'enquête sur la violence scolaire, publiée le 20 septembre dernier (*). Mais ce n'est pas ce résultat qui interpelle le plus Éric Debarbieux, qui a piloté l'étude. «37 % des professeurs de primaire disent avoir eu au cours de l'année des problèmes fréquents avec des enfants gravement perturbés, ce qui est préoccupant», souligne l'ancien président de l'Observatoire international de la violence scolaire, qui a quitté ses fonctions pour rejoindre la rue de Grenelle comme délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre ces violences.

Que met-on, au fond, derrière les termes «gravement perturbés»? Qui sont ces écoliers? Le rapport évoque clairement les «troubles de la conduite et du comportement», les «TCC», dont le diagnostic en France est sujet à controverse. Car le risque n'est-il pas de stigmatiser? Ils se définissent

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