Les profits d'aujourd'hui, investissements de demain et emplois d'après-demain

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(lerevenu.com) - Les entreprises américaines ont commencé à reconstituer leurs marges à partir de 2010. Depuis, le marché attend avec une impatience croissante que se vérifie, une fois encore, le fameux théorème du chancelier Helmut Schmidt: "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain". Cette espérance s'est cristallisée autour du taux inhabituellement faible, comparé aux précédentes sorties de crise, de la reprise économique en cours. On sait, par ailleurs, que certains milieux, de la gauche française notamment,

contestent la justesse de ce théorème. Ce qui les amène, par exemple, à demander que soit introduit l'engagement de contreparties formelles dans le fameux pacte de responsabilité, en cours de négociation, et même qu'il soit exigé le remboursement des remises d'impôts du CICE [Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi] de 2012 en cas d'insuffisance d'embauche ou d'investissement ! Il restait donc aux entreprises américaines à démontrer qu'une rentabilité satisfaisante n'est pas destinée à une inéluctable thésaurisation, à une hausse des salaires des dirigeants, ou à une distribution aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d'actions.

Naturellement, on conçoit que le degré d'appétence pour l'investissement et l'embauche varie avec la gravité de la crise dont on sort. Or, celle de 2008 fut d'une rare violence.

Jim Paulsen, stratégiste de Wells Capital Management,

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