Les professionnels réclament un bilan de l'encadrement des loyers à Paris

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Rappelant les propos de Manuelle Valls qui souhaitait évaluer l’impact de l’encadrement des loyers à Paris avant de l’étendre, trois syndicats professionnels réclament une mission d’enquête parlementaire.

L’évaluation avant l’extension. Pour la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), l’Union des syndicats de l’immobilier (Unis) et l’association Plurience, l’extension de l’encadrement des loyers à l’agglomération parisienne à l’horizon 2018 ne pouvait pas de décider aussi rapidement. Ensemble, elles ont réclamé que le dispositif soit circonscrit à Paris intra-muros.

«Cette décision est contraire aux directives édictées par le Premier ministre, Manuel Valls, de circonscrire l’encadrement des loyers à Paris intra-muros, et d’en faire un bilan avant de poursuivre une éventuelle extension», écrivent-elles dans un communiqué. Il avait en effet présenté à l’époque la mesure comme un dispositif expérimental.

Propositions alternatives

«Avant toute prise de décision unilatérale telle que celle qui vient d’être prise abruptement, nous demandons que la décision du Premier ministre soit respectée et fasse l’objet d’une mission d’enquête de parlementaires faisant le bilan de la mesure appliquée sur Paris intra-muros avant toute extension», poursuivent-elles. Elles ajoutent avoir «maintes fois signalé les conséquences ravageuses de cette décision technocratique qui fait fi du marché et rompt la confiance de l’investisseur» et rappellent avoir «fait des propositions alternatives qui n’ont jamais été examinées, car elles font appel à la contractualisation et non à l’encadrement».

La ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a annoncé jeudi avoir signé l’arrêté permettant d’étendre l’encadrement des loyers à 412 communes de l’agglomération parisienne. Une annonce qui avait immédiatement suscité le mécontentement de la plupart des professionnels de l’immobilier même si plusieurs associations de consommateurs y voyaient plutôt une avancée. Nombre d’observateurs notent également que la mesure ne sera réellement appliquée qu’à partir de 2018, donc après l’élection présidentielle, sachant que bon nombre de candidats sont opposés à cette mesure.

Depuis août 2015, à la signature d’un nouveau bail ou lors d’un renouvellement, le loyer d’un logement ne peut dépasser de plus de 20% un loyer de référence (modulé par zones et nombre de pièces) fixé par arrêté préfectoral, ni lui être inférieur de 30%. Un «complément» est autorisé pour certains biens.

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  • sibile il y a 9 mois

    des programmes de construction massifs ? avec quel argent ?

  • kpm745 il y a 9 mois

    Le gouvernement devrait lancer des programmes de construction massifs dans les grandes villes pour répondre à la demande et arrêter tous ces rapaces, agents immobiliers et vendeurs de crédits, qui spéculent sur la pénurie

  • kpm745 il y a 9 mois

    Les professionnels payés à la commission veulent que la spéculation sur les prix continue

  • faites_c il y a 9 mois

    "Il (Valls) avait en effet présenté à l’époque la mesure (encadrement des loyers) comme un dispositif expérimental." !!! Et quelqu'un a cru cette blague? C'est comme la vitesse limitée sur le périphérique à titre expérimental mais à vie! Toutes les expériences des politiques sont par définition définitives et un politique ne fait marche arrière que si ses électeurs lui annoncent clairement qu'ils ne voteront plus pour lui à cause d'une mesure expérimentale qu'il a pris!

  • sibile il y a 9 mois

    le bilan ? effondrement des investissements dans le secteur locatif résidentiel en raison d'une rentabilité devenue quasi nulle, voire négative ; diminution du parc d'appartement à louer, dégradation des biens encore sur le marché, faute de financement pour pouvoir les rénover ....

  • cyhelico il y a 9 mois

    Manuelle Valls??? Sic... Le Figaro n'est plus ce qu'il était