Les professionnels de l'immobilier font le Grand Pari(s) du logement

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VIDÉO - A l’occasion d’une conférence sur l’avenir du logement dans le Grand Paris, trois fédérations régionales (FPI, Fnaim et FFB), ont présenté ce jeudi, une série de propositions pour relancer la construction en Ile-de-France.

Avec un objectif affiché de 70.000 logements neufs par an, l’Ile-de-France est loin du compte. La production de 49.000 unités a été atteinte en 2014 avec de fortes disparités territoriales. Le Grand Paris, c’est aussi à terme, le développement d’un réseau de transports avec 72 nouvelles gares du Grand Paris express et ses innombrables projets d’aménagements.

Une augmentation des droits à construire, une gouvernance territoriale maîtrisée, la fin de l’encadrement des loyers dans la capitale… les présidents de la Fédération des promoteurs immobiliers de l’Ile-de-France, la Fnaim Grand Paris et la Fédération française du bâtiment Grand Paris, ont présenté à la FFB, rue du Débarcadère, une série de propositions.

Une TVA à 10 %

Parmi les priorités énoncées par les trois fédérations: «Produire plus de droits à construire à prix maîtrisées et proposer une offre massive et diversifiée de logements. Mettre en place une TVA à 10 % pour les logements des primo-accédants en fonction de leurs ressources.» Les fédérations soulignent la nécessité de «lever les freins de la rétention foncière et de la sous-densification.» Elles souhaitent mutualiser les services d’instruction d’urbanisme au niveau des établissements publics territoriaux ou de la Métropole du Grand Paris.

Elles veulent instaurer une aide aux maires bâtisseurs pour le financement des équipements publics. Les instances régionales de la Fnaim, la FFB et la FPI proposent de créer une offre locative intermédiaire dans l’ancien «permettant la mise sur le marché de logements vacants, en élargissant au niveau régional le bail «Multiloc». Enfin, elles demandent de supprimer la mesure d’encadrement des loyers, effective à Paris, depuis le 1er août 2015.

Valérie Pécresse et Claude Bartolone soutiennent les maires bâtisseurs

D’autre part, deux têtes de listes aux prochaines élections régionales, Valérie Pécresse (LR) et Claude Bartolone (PS) ont fait part de leurs orientations stratégiques dans le domaine de la politique du logement. Si les constats différent, les deux élus sont d’accord sur la nécessité de construire davantage pour répondre aux attentes et là où sont véritablement les besoins. Claude Bartolone souhaite «réformer en profondeur le rôle, la composition et la gouvernance du Comité régional de l’habitat et de l’hébergement.»

De son côté, Valérie Pecresse espère présider l’établissement public foncier d’Ile-de-France si elle remporte les régionales. Soulignant que «la Région possède 10 millions de mètres carrés de terrains non bâtis près des lycées» cette dernière s’engage à créer 25.000 logements étudiants en Ile-de- France. Pour sa part, Claude Bartolone milite pour la mise en place d’une caution locative étudiante soutenue par l’Etat, à l’ensemble des jeunes de moins de 30 ans.

Les deux rivaux politiques sont d’accord pour soutenir les maires bâtisseurs. «Trop de maires refusent de construire un logement. Il faut être ferme car cela ne doit pas être toujours les mêmes qui construisent… Pas de logement… Pas de subvention!», martèle Claude Bartolone. Pour Valérie Pécresse, le rôle du premier élu municipal est clair: «Un maire est crédible, quand il construit dans sa ville.»

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