Les proches des ex-otages racontent leurs conditions de détention

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Les proches des ex-otages racontent leurs conditions de détention
Les proches des ex-otages racontent leurs conditions de détention

Loin de la polémique lancée par Marine Le Pen, les quatre ex-otages du Sahel ont été entendus jeudi dans la matinée par la DGSE, les services des renseignements extérieurs. Loin aussi des caméras, ils renouent petit à petit avec leurs familles après 1139 jours de captivité, dans des conditions très rudes. Si aucun ne s'est encore exprimé publiquement, certains proches racontent, dans différents médias, ce qu'ils ont déjà pu confier de leur trois ans de captivité.

«Perdu», «fatigué», «désorienté», la tête «pleine de choses» encore indicibles. C'est ainsi que les proches des ex-otages d'Arlit parlent de leurs fils ou père, au lendemain de le retour très médiatisé sur le sol français, alors que la patronne du Front National a provoqué un tollé en disant jeudi son «malaise» devant les tenues et le silence des quatre hommes à la télévision.

Les proches des otages rétorquent que cette réserve est liée aux conditions de leur captivité trois ans durant. Souvent séparés les uns des autres., ils ont perdu la notion du temps, au point de finir par apprendre à se repérer grâce à la position du soleil. Pour seule boisson, du thé. Quant à la viande, ils n'ont mangé que du chameau. Des lamelles découpées, accrochées à des arbres. Sous le soleil de plomb qui brûle le Sahel, après vingt-quatre heures, ces tranches étaient cuites. Un régime alimentaire qui a évidemment affecté leur poids, comme en témoignent leurs visages émaciés.

Ils «ont vécu dans un univers très fermé, très étroit» et «ils sont complètement perdus», a rapporté la mère de Pierre Legrand sur I-Télé, puis plus tard sur BFMTV. «Ils doivent reprendre des repères mais ils ont plus envie de se cacher que de s'exprimer.» Le père de Thierry Dol, lui, demande tout simplement qu'on leur laisse «le temps de se remettre». Son fils, qui arborait un large sourire sur les premières photos de libération, n'a «pas raconté ...

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