Les problèmes d'airbags Takata dus à plusieurs facteurs-constructeurs

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    par David Shepardson et Paul Lienert 
    WASHINGTON/DETROIT, 23 février (Reuters) - Une combinaison 
de trois facteurs est à l'origine des explosions d'airbags 
défectueux du japonais Takata  7312.T , mis en cause dans des 
accidents qui ont fait au moins 10 décès dans le monde, a 
annoncé mardi un groupe de dix constructeurs automobiles.  
    Selon l'étude menée par une équipe d'Orbital  OA.N , basée 
dans l'Utah, la rupture de ces airbags, qui auraient également 
fait plus de 100 blessés, est due à la combinaison de trois 
facteurs: l'exposition à l'humidité, des problèmes de conception 
et de fabrication et l'utilisation de nitrate d'ammonium. 
    Les résults de ces tests, qui ont duré un an, ont été 
annoncés alors que les autorités de la sécurité routière, la 
National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), 
poursuivent leur enquête pour savoir si le rappel de près de 29 
millions d'airbags Takata aux Etats-Unis doit être élargi pour 
inclure 70 millions à 90 millions d'airbags en plus contenant du 
nitrate d'ammonium.     
    Lorsqu'il est exposé à l'humidité, le nitrate d'ammonium, 
utilisé pour gonfler les airbags de Takata, peut entraîner les 
airbags à se déclencher avec une force excessive et disperser 
des éclats de métal dans l'habitacle du véhicule.  
    Dans un communiqué publié mardi, Takata a déclaré que les 
résultats de cette étude étaient "cohérents" avec sa propre 
analyse et celle de l'allemand Fraunhofer Group, qui a été 
engagé par Takata pour mener des tests supplémentaires.  
    David Kelly, ancien de la NHTSA qui coordonne le groupe de 
constructeurs automobiles, a présenté le rapport à la NHTSA et à 
des conseillers parlementaires mardi. Un porte-parole de la 
NHTSA a dit que l'agence étudiait ces conclusions. 
    En novembre, Takata a accepté de payer une amende de 70 
millions de dollars (65 millions d'euros) pour violation des 
règles de sécurité en vigueur. Le groupe japonais pourrait 
devoir verser des indemnités de plus de 130 millions de dollars 
dans le cadre d'un accord amiable avec la NHTSA.     
    Ces tests n'ont concerné que les airbags n'ayant pas de 
dessicateur, qui absorbe l'humidité. La plupart des airbags 
fonctionnant avec le nitrate d'ammonium qui n'ont pas été 
rappelés en sont équipés.  
    Mais selon un accord avec la NHTSA, Takata doit rappeler 
tous les airbags encore en circulation utilisant le nitrate 
d'ammonium d'ici 2019 à moins de pouvoir prouver qu'ils ne 
présentent aucun danger. Takata a aussi accepté d'arrêter 
progressivement l'utilisation du nitrate d'ammonium: la plupart 
des fabricants d'airbags n'utilisent pas cette substance. 
      
 
 (Juliette Rouillon pour le service français) 
 

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