Les prix immobiliers font de la résistance à Paris

le
2
À 8 311 euros, le prix moyen du m2 a augmenté de 0,2 % en mai, selon Meilleursagents.com, soutenus par les taux bas et les familles qui veulent déménager avant la rentrée.

Pas de chance pour les candidats à l'achat dans la capitale. Stabilisés depuis près de deux ans, les prix immobiliers à Paris repartent à la hausse. À 8 311 euros en moyenne, la cote du mètre carré dans l'ancien a grimpé de 0,2 % en mai, prolongeant les sursauts enregistrés en mars et en avril, selon le dernier baromètre Meilleursagents.com. Ce qui continue de placer la capitale française en deuxième place, après Londres - qui culmine à 10 000 euros/m²-, des villes les plus chères d'Europe, selon une étude publiée jeudi par le cabinet Deloitte.

À Paris, quinze des vingt arrondissements de la capitale ont suivi cette tendance, la palme revenant au XIIIe (+ 2,3 %, à 7 920 euros), suivi des XVIIIe (+ 1,8 %, à 7 191 euros), XIVe (+ 1,6 %, à 8 538 euros) et XVIIe (+ 1,5 %, à 8 513 euros). À l'inverse, le Xe arrondissement subit un recul de 2,3 %, à 7 141 euros, comme le IVe (- 1,1 %, à 10 994 euros), le Ve (-1 %, à 10 781 euros), le VIIIe (- 0,7 %, à 10 207 euros) et le IIIe (- 0,4 %, à 9 468 euros). «Les taux d'intérêt toujours plus bas soutiennent les prix», note Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents.com.

«La demande saisonnière pour les grands appartements de familles soucieuses de déménager avant la rentrée de septembre explique aussi cette remontée.» Les trois-pièces et plus ont vu leur prix gonfler de 1,1 % en un mois mais les petites surfaces ont baissé de 0,1 %. Les prix immobiliers n'ont pas été ébranlés par le recul de 16 % sur un an des ventes constaté par les notaires au 1er trimestre.

«Si les volumes de transactions restent faibles, il existe toujours un relatif équilibre entre l'offre et la demande qui empêche un effondrement des prix», justifie le spécialiste. Le nombre d'acheteurs a chuté de 40 % depuis l'été 2011. «Les craintes pour l'emploi et les conditions difficiles d'obtention d'un crédit freinent certains candidats à l'achat. D'autres attendent une baisse des prix avant de concrétiser leur projet.» Des investisseurs fuient aussi le marché, échaudés par «la pression fiscale et les signaux politiques, notamment sur le contrôle des loyers». Une fois la ruée sur les grands appartements retombée, en revanche, le marché devrait perdre de sa fluidité. «Dans les prochains mois, les biens qui ne se vendent pas aujourd'hui à cause de prix trop élevés seront inévitablement proposés à la baisse», conclut Sébastien de Lafond qui anticipe, pour l'année 2013, un recul des prix compris entre 0 % et 5 %.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • isacarno le vendredi 21 juin 2013 à 10:57

    baisse des prix GEANTE avenue FOCH il faut payer comptant

  • M4369955 le vendredi 21 juin 2013 à 09:52

    Cela fait maintenant plusieurs années qu'on nous annonce que les prix doivent baisser : la loi du marché qu'ils disent ! tu parles.La réalité c'est que les primo acheteurs n'achètent pas mais le marché continue sans problèmes (certes à un niveau moindre de transactions) avec ceux qui vendent pour racheter Les prix ne baisseront pas, car quel vendeur acceptera (à moins qu'il ait le couteau sous la gorge mais il n'y en a pas beaucoup) de vendre à perte ???