Les prix immobiliers à Londres ont bondi de 26% en un an

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LES PRIX DE L?IMMOBILIER FLAMBENT À LONDRES
LES PRIX DE L?IMMOBILIER FLAMBENT À LONDRES

LONDRES (Reuters) - Les prix de l'immobilier londonien ont augmenté de 26% depuis un an, leur plus forte hausse depuis 1987, dopés par la reprise économique, des taux d'intérêt extrêmement bas et l'afflux de capitaux étrangers, montre une étude publiée mercredi par l'établissement de crédit Nationwide.

La progression des prix sur un marché immobilier qui est déjà l'un des plus chers du monde pourrait, si elle se poursuit, devrait inciter la Banque d'Angleterre (BoE) à accélérer le resserrement de sa politique monétaire en relevant son taux directeur.

Selon l'étude Nationwide, le prix moyen d'un bien immobilier à Londres a atteint 400.000 livres (503.000 euros), un record. Les prix dans la capitale dépassent désormais d'environ 30% leurs plus hauts d'avant la crise financière et sont plus de deux fois supérieurs à ceux du reste du pays, note Robert Gardner, chef économiste de Nationwide.

Dans l'ensemble de la Grande-Bretagne, la hausse des prix immobiliers a été de 1,0% en juin et elle a atteint 11,8% sur un an, le chiffre le plus élevé depuis janvier 2005, toujours selon l'établissement de crédit.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a mis en garde récemment contre le risque que constitue l'envolée du marché immobilier pour la stabilité de l'ensemble du système financier, en laissant entendre qu'elle pourrait faire de la BoE la première grande banque centrale occidentale à relever ses taux depuis la crise de 2008.

Le gouvernement de David Cameron a quant à lui annoncé des mesures destinées à mieux encadrer le crédit immobilier, mais de nombreux analystes les jugent insuffisantes. La semaine dernière, la BoE a décidé de plafonner la capacité d'emprunt de 85% des acheteurs à 4,5 fois leur revenu annuel.

Parallèlement, certains observateurs estiment que l'appréciation de la livre sterling, au plus haut depuis six ans face au dollar américain, pourrait réduire l'attrait des acheteurs étrangers pour l'immobilier londonien.

(Ana Nicolaci da Costa et David Milliken, Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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