Les prix des vols en classe éco en forte baisse

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Le prix des billets en première classe et en classe affaire a en revanche progressé de 60 à 80%.

Prendre l'avion en classe économique est aujourd'hui nettement moins cher qu'il y a 25 ans. Signal de la démocratisation des voyages aériens, le prix du billet en classe éco a baissé de 2% en moyenne par an depuis 25 ans, inflation comprise.

Alors qu'un billet coûtait 899 euros en moyenne en euros constants en 1985, il coûte aujourd'hui 549 euros, soit une baisse de 39% en 25 ans, selon une étude réalisée par RDC Aviation pour le comparateur de prix Kelkoo sur les vols de plus de quatre heures au départ de la France.

«Les prix des billets des compagnies aériennes ont connu de nombreuses variations au cours des 25 dernières années. Un constat qui s'explique en partie par une concurrence accrue entre compagnies aériennes et par l'arrivée au début des années 90 de sites Internet spécialisés dans l'achat de voyages», a commenté Chris Nixon, directeur général de Kelkoo voyage.

Sur les trente destinations passées au crible, c'est sur la ligne Paris-Abu Dhabi que Kelkoo enregistre la plus forte réduction : le prix du vol y est passé de 973 euros en moyenne à 325 euros, soit 4% de baisse annuelle. Les vols vers la Réunion et l'Ile Maurice enregistrent une baisse similaire.

Des baisses de prix probablement encore inférieures à celles pratiquées par les transporteurs sur les plus courtes distances, non étudiées par le comaprateur, et où les compagnies low cost font peser une pression encore plus forte.

Le Paris-Dakar en hausse de 247%

Mais ces mêmes compagnies aériennes ont répercuté les baisses de prix pratiquées pour attirer une large clientèle sur la première classe et la classe affaires. Les prix, en effet, y explosent. Toujours en euros constants, un billet en première classe est en 2010 63% plus cher qu'en 1985, à 4330 euros en moyenne contre 2663 euros alors. En classe affaires, la hausse est même de 80%. Si bien qu'au total, les prix des billets d'avions totues classes confondues ont finalement progressé de 0,5% en 25 ans.

Des écarts devenus tellement importants que les compagnies aériennes tendent aujourd'hui à proposer à leurs clients une nouvelle classe «intermédiaire», moins chère que la classe affaire. Une façon de segmenter davantage l'offre afin de toucher un public plus large.

Dans le détail, les variations de prix demeurent cependant importantes. «Avec l'industrie du transport aérien à la merci de la flambée des coûts du carburant et les répercussions économiques des catastrophes naturelles telles que les éruptions volcaniques récentes, les tarifs aériens restent sujets à des fluctuations de prix notables et pas toujours favorables aux consommateurs», analyse Chris Nixon.

Selon l'association internationale du transport aérien (IATA) en février dernier, la flambée des cours du pétrole, deuxième poste de dépense des compagnies aériennes après les dépenses de personnel, constitue en effet actuellement un «très gros défi» pour les compagnies. Plusieurs, dont Air France, ont d'ores et déjà relevé la surcharge carburant dont s'acquittent les passagers.

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