Les prix des médicaments varient du simple au quadruple dans les pharmacies

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INFOGRAPHIE - Selon un rapport de l'association Familles Rurales, certains médicaments sans ordonnance sont plus chers lorsqu'ils sont derrière le comptoir plutôt qu'en accès libre. Sur Internet, le prix final n'est pas forcément plus intéressant.

Les malades n'ont pas forcément le réflexe de comparer les pharmacies. Et pourtant, ils y gagneraient. C'est en tout cas ce que laisse penser le cinquième Observatoire des prix des médicaments publié ce mardi par l'association Famille Rurales. Après deux mois d'enquête dans 45 pharmacies physiques, les enquêteurs ont constaté que les prix des 12 médicaments sans ordonnance étudiés (Activir, Arnigel, Strepsil...) ont très peu varié d'une année sur l'autre. «La mise en vente en libre accès n'a pas généré une baisse significative des prix des médicaments. L'objectif du décret de 2008 n'est donc pas atteint», déplore l'association. Plus inquiétant, les écarts de prix sont toujours très importants selon les enseignes, de l'ordre de 1 à 4.

Ainsi, une boîte de sérum Physiologica est vendue au minimum 1,95 euro mais son prix peut grimper à 8 euros! L'écart est aussi important pour un gel Arnigel (dont les prix varient de 2,79 euros à 8,90 euros selon les pharmacies) ou une crème Activir (de 2,72 euros à 8,15 euros). «En comparant les prix, le consommateur peut économiser en moyenne 4,4 euros et jusqu'à plus de 6 euros sur une boîte», écrivent les enquêteurs.

Les pharmacies souffrent aussi de la comparaison avec les grandes surfaces sur certains produits. Par exemple, le lait pour enfant Galia est moins cher dans les magasins (18,71 euros le kilo) que dans les officines (20,75 euros). Concernant les tests de grossesse, vendus en supermarché depuis peu, les écarts de ne sont pas flagrant concernant les appareils de base vendus à moins d'un euro. En revanche, les produits les plus chers se retrouvent en pharmacies. «Mais ce sont des tests plus évolués de type digital», explique l'association.

Les prix les moins chers sont observés dans les pharmacies appartenant à un groupement, ce système permettant aux pharmaciens de bénéficier de prix d'achat plus concurrentiels. Autre constat: les prix sont plus bas lorsque les médicaments sont laissés en libre accès dans la pharmacie. Or «comme en 2013, les médicaments restent majoritairement derrière le comptoir», note le rapport. Cette situation pose problème pour les clients souhaitant comparer les prix. La manœuvre est par ailleurs rendue complexe par la disparition des vignettes sur les boîtes depuis cet été. «Familles Rurales recommande donc aux consommateurs de demander systématiquement un ticket de caisse».

Internet est-il la solution idéale? Pas forcément, selon le rapport. Certes, il y a du choix pour comparer: la liste du ministère de la Santé au mois de juillet comptait 171 sites de vente de médicaments contre 63 en 2013. Les prix y sont globalement plus bas par rapport aux pharmacies physiques. Mais les disparités sont fortes entre les sites. De plus, les frais de port, qui s'échelonnent de 5 à 9,95 euros, viennent gonfler la facture finale.

Famille Rurales pointe aussi du doigt les manquements de certains sites Internet qui ne respectent pas tous les recommandations de base comme la validation de la lecture des notices des médicaments avant achat ou la nécessité pour l'acheteur de remplir un questionnaire. Méfiance donc, au moment de valider sa commande. Comme le rappelle l'association, le médicament «n'est pas un produit banal».

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