Les prix des carburants flambent

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Les prix à la pompe sont soutenus par l'envolée des cours du brut qui ont atteint leur plus haut niveau depuis le 2 octobre 2008.

Les prix des carburants à la pompe ont encore augmenté la semaine dernière. Ils atteignent de nouveaux plus hauts depuis l'automne 2008, portés par la flambée des cours du pétrole brut, selon les chiffres publiés par la Direction générale de l'Énergie et du Climat (DGEC).

Le gazole s'est vendu la semaine dernière au prix moyen de 1,23 euro par litre toutes taxes comprises, soit son plus haut niveau depuis la semaine du 10 octobre 2008. C'est 18 % de plus qu'il y a un an.

Le super sans-plomb 95 s'est lui vendu à 1,4134 euro par litre, un sommet depuis la semaine terminée le 12 septembre 2008. Soit 13% de plus qu'un an plus tôt. Quant au super sans-plomb 98, il coûtait 1,4497 euro parlitre en moyenne et n'a jamais été aussi cher depuis la semaine terminée le 12 septembre 2008. Les prix de la DGEC sont des prix moyens calculés sur le territoire national, qui peuvent donc varier d'un jour à l'autre ou d'une station-service à l'autre. Ils se rapprochent néanmoins peu à peu de leurs records historiques, de 1,4541 euro par litre pour le gazole (atteint en mai 2008) et de 1,4971 euro par litre (en juin 2008) pour le sans-plomb (SP) 95, et de 1,5326 pour le SP 98 (en juin 2008).

Un baril à 100 dollars

Les prix à la pompe sont soutenus par l'envolée des cours du brut qui ont atteint un plus haut niveau depuis le 2 octobre 2008 vendredi dernier à Londres, avec un baril de Brent à 94,74 dollars. La vague de froid qui touche actuellement l'Europe et les Etats-Unis pourrait même lui faire passer la barre des 100 euros.

Et la situation ne devrait pas s'améliorer. Tirée par la Chine, la demande de brut repart à la hausse. L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) pronostique une demande mondiale de 88,8 millions de barils par jour en 2011 contre 87,4 en 2010 et 85 en 2009. Pour l'AIE, il serait temps que les pays producteurs desserrent leurs vannes pour détendre les prix. Mais si l'Arabie Saoudite est prête à défendre un baril à 70-80 dollars, le Vénézuela, l'Iran et la Lybie estiment quant à eux que 100 dollars le baril «est un prix juste» permettant de compenser la baisse du dollar.

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