Les prix de l'immobilier devraient continuer à s'effriter cette année

le
2

Après trois ans d’activité au ralenti, le volume de ventes de logement devrait reprendre un peu de vigueur en 2015. En revanche les prix devraient encore céder près de 1% en moyenne, selon le Crédit Foncier.

Alors que le marché immobilier tourne au ralenti depuis trois ans, il pourrait progressivement redémarrer cette année. Le Crédit Foncier table sur la vente de 740.000 logements en 2015, contre 705.000 environ en 2014 (plus ou moins stable par rapport à 2013). Un nombre qui resterait toutefois très éloigné des plus de 800.000 logements vendus chaque année au cours des années 2000 (jusqu’en 2007).

«Nous sommes relativement optimistes, mais prudents. Les taux des crédits immobiliers historiquement bas devraient continuer à soutenir le marché», explique Emmanuel Ducasse, directeur des études immobilières au Crédit Foncier Immobilier. Les taux des prêts immobiliers n’en finissent pas de baisser. En janvier, ils se négociaient à 2,29 % en moyenne (hors assurance), selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Et cette tendance devrait perdurer.

En revanche, les prix devraient continuer à s’effriter. «Ils pourraient baisser de 0,8 % en moyenne au niveau national, de 1 % en province et de 0,7 % en Île de France», explique Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier. Le recul devrait donc être légèrement moins marqué qu’en 2014, avec toutefois «des disparités territoriales qui demeureront fortes». L’an dernier, selon les estimations du Crédit Foncier, les prix des appartements ont ainsi baissé de 1,8 % en province (-0,8 % pour les maisons) et de 2,1 % à Paris (-0,9 % en Petite couronne, et -2,9 % en Grande Couronne).

Possible reprise de l’accession à la propriété dans le neuf

Si l’on prend en compte la somme totale (capital et intérêts) acquittée par les acquéreurs, de fin 2011 à fin 2014, «un logement dont le prix aurait baissé de 2 % et financé dans sa totalité sur 18 ans, revient au global 12,5 % moins cher du fait de la chute des intérêts d’emprunt», souligne Bruno Deletré. Ces dernières années, les taux bas ont donc empêché les prix de s’effondrer. L’attitude de nombreux vendeurs qui ont pour l’heure refusé de baisser leurs prétentions, a également joué. Mais, pour parvenir à vendre leur bien, ces derniers devront accepter de revoir leurs attentes à la baisse, d’autant que les acheteurs considèrent que les prix n’ont pas encore suffisamment baissé, explique Emmanuel Ducasse.

La construction de logements devrait aussi connaître un «redémarrage progressif» cette année. Pour le Crédit Foncier 320.000 logements neufs devraient sortir de terre, contre 297.532 seulement en 2014, soit un repli de 10 % sur un an et de 35 % depuis 2007. L’assouplissement du Prêt à taux zéro, ou PTZ (hausse des plafonds de ressources, différé d’amortissement…) devrait soutenir la demande d’accession à la propriété. Celle-ci s’est effondrée de 15 % l’an dernier et de 48 % entre 2007 et 2014. Le nouveau dispositif Pinel, semble quant à lui séduire les investisseurs (vente de 40.000 logements attendus cette année).

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • chimien le mercredi 4 fév 2015 à 18:05

    Faudrait vraiment être complètement sonné pour investir dans de l'immobilier locatif en ce moment.....

  • akatosh le mercredi 4 fév 2015 à 14:29

    Si ces candides prévoient une baisse de 1% cette année, aucun intérêt pour les primo-accédant d'acheter ! Surtout que les taux ont encore une marge à la baisse...Par un rétroaction positive, comme tout les potentiels acheteurs vont attendre cette baisse, les vendeurs devront baisser leur prix s'ils veulent vendre leur bien : les prix vont baisser d'autant plus...