Les prix de l'immobilier continuent de résister

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À Paris, le prix de vente des logements a progressé de 0,2% au deuxième trimestre, par rapport au trimestre précédent, selon l'indice Insee des notaires. Ailleurs en France, les prix ont augmenté de 0,6% en moyenne. En France, en un an, le prix des logements a reculé de 1,1%.

Les prix de la pierre résistent toujours à la morosité ambiante. En France, les prix des logements anciens ont ainsi timidement rebondi de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au premier, selon l'indice Notaires-Insee publié ce jeudi. Mais sur an un (par rapport au deuxième trimestre 2012), les prix reculent toujours (-1,1%). C'est en province que l'embellie a été la plus prononcée. Après six trimestres consécutifs de baisse, les prix ont ainsi progressé de 0,6% en moyenne. Toutefois, sur un an, les prix ont baissé de 1,1% (-0,9 pour les maisons et -1,3% pour les appartements).

En revanche, l'Ile-de-France, la région la plus peuplée de France, fait exception: les prix de la pierre ont reculé de 0,6% au deuxième trimestre (-0,7% pour les appartements et -0,3% pour les maisons) et de 1,2% en un an. Dans toute la région, le nombre de transactions a augmenté de 10% par rapport au deuxième trimestre 2012, particulièrement mauvais. Toutefois, une hirondelle ne fait pas le printemps. Et sur l'ensemble du premier semestre, les volumes de vente restent très inférieurs à ceux constatés au cours des dix dernières années (-15% en Ile-de-France et -22% à Paris).

«Véritable contradiction»

Paris fait aussi un peu bande à part en matière de prix. Au deuxième trimestre, ils ont timidement progressé de 0,2% à 8200 euros le m2 en moyenne. Mais, en un an, ils ont reculé de 1,9%. Cette moyenne cache d'importantes disparités. Seuls quatre arrondissements - IIe (+1,6%), IVe (+3,2%), XIIe (+1,3 %) et XIXe (+2,9 %) - ont vu leur prix progresser. Dans 15 autres arrondissements, et principalement dans le VIe arrondissement (-8,8%), les prix ont baissé.

«Il existe une véritable contradiction entre la forte baisse des volumes de vente et la résistance des prix», souligne Maurice Bénasse, président de la Chambre des notaires de Paris. «Les vendeurs ne sont pas pressés de vendre, car ils considèrent toujours la pierre est une valeur refuge. Ils ne baissent donc pas les prix», justifient-ils. La timide «embellie» du deuxième trimestre est fragile. Les avants contrats signés au début de l'été montrent que les prix ont continué à très légèrement baisser dans la capitale: le prix moyen au m2 est ainsi passé à 8160 euros. «Les prix restent cher», constate Élodie Fremont, notaire à Paris.

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  • fortunos le jeudi 12 sept 2013 à 16:47

    Donc l immo suit l inflation qui baisse de 0.9 % sur les 12 derniers mois.Contrairement a ce qu affirment tous les rig olos,et agents immobiliers qui s expriment dans ce forum ,qui pleurent comme des madeleines et veulent intoxiquer l opinion en declarant que tous les proprios vendent!!!