Les prix de l'immobilier continuent à baisser à Paris

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L'année 2013 restera celle où «les prix baissent graduellement, sans décrochage sur un marché réduit en volume» selon Meilleursagents.com.

Les prix des logements à Paris et en Ile-de-France ont continué à baisser au mois d'octobre. Selon le baromètre du réseau d'agents immobiliers Meilleursagents.com, la valeur des logements acquis dans la capitale a reculé en moyenne de 0,7 %, de 0,2 % en Petite Couronne et de 1,1 % en Grande Couronne. La tendance amorcée après l'été semble donc se poursuivre et pourrait même s'accentuer. «Ces baisses cachent en réalité une érosion plus forte. En effet, l'indice constate les prix des promesses de vente signées. Parallèlement, de nombreux biens ne trouvent pas preneur car ils sont proposés à des prix trop élevés pour des qualités intrinsèques (localisation, bâti, nuisances...) moindres. Pour vendre les biens les moins attractifs, les propriétaires devront consentir des rabais plus importants», explique Meilleursagents.com dans son commniqué.

Comme la saison n'est pas au déménagement des familles, ce sont les grandes surfaces (3 pièces et plus) qui souffrent le plus actuellement. Leur prix de vente a reculé de 1 % en octobre après une baisse de 2 % en septembre et 5 % en juillet. Les petites surfaces quant à elles, bénéficient toujours d'une certaine attractivité pour les investisseurs malgré les incertitudes fiscales et leur faible rendement. Leurs prix n'ont baissé que de -0,4 % (-0,1 % en septembre). En banlieue, les prix reculent d'autant plus que le logement est grand et éloigné des centres villes et des transports (-0,5 % dans les Hauts de Seine, -0,1 % en Seine Saint Denis, 0 % dans le Val de Marne et -1,1 % en Grande Couronne).

«Contrairement aux affirmations de certains professionnels, rien ne signale aujourd'hui ou pourrait laisser présager une reprise significative de l'activité, ni en volume ni en prix», affirme le réseau. Mais si la conjoncture morose plaide en faveur d'une poursuite du reflux des prix, Meilleursagents.com assure qu'«il ne faut pas non plus craindre ou espérer une chute brutale des prix car le marché français n'est pas une bulle sur le point d'exploser». La baisse surprise du principal taux directeur de la BCE ne devrait pas amorcer une nouvelle décrue des taux. «Seuls les 'meilleurs' de leurs anciens clients pourront éventuellement bénéficier d'une nouvelle marge de négociation», estime le réseau. La dégradation de la note de la dette française par Standard & Poor's (de AA + à AA) qui se traduit à court terme par une hausse des taux des obligations d'État, devrait maintenir la stabilité des taux dans les prochains mois. Au final, l'année 2013 restera celle où «les prix baissent graduellement, sans décrochage sur un marché réduit en volume».

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  • quibe le mardi 26 nov 2013 à 18:28

    À propos de la réforme fiscale : Soyons prêts à avaler de "l'esprit républicain et de l'esprit de justice" pour ceux qui travaillent dur ! ! ! cela ne concernera pas, bien sûr, ni les députés, ni les sénateurs, ni les régimes spéciaux !

  • md24750 le vendredi 15 nov 2013 à 06:48

    et la semaine dernière, c'était un article expliquant que les prix à Paris avaient "grimpé".ça, c'est de l'information !! . et la semaine prochaine ? ce sera quoi comme contenu d'article sur les prix immobilier à Paris ? bande de nazes ces journalistes.