Les privatisations les plus probables

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(lerevenu.com) - En séance, l'action GDF Suez reculait, lundi, de 1,79%, Air France-KLM, déjà affaibli par l'annonce d'une perte trimestrielle, perdait près de 4%, Thales 1% et Renault 1,30%.

La veille sur TF1, Jean-Marc Ayrault a expliqué que le gouvernement projetait de réduire la part de l'Etat au capital «d'un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important».

Avec ces opérations de cessions de titres, il s'agirait, non de «boucher les trous du budget», mais de «financer l'investissement», a précisé le Premier ministre. Le marché craint que la perspective de cette nouvelle vague de désengagements de l'Etat ne pèse sur le cours de certains titres. 

Dans une enquête parue, début avril 2012 («Bourse : anticipez le retour des privatisations»), l'édition hebdomadaire du Revenu avait publié la liste des sociétés cotées dont l'Etat détient une part du capital, en affectant à chacune un taux de probabilité d'une nouvelle cession de titres. L'exploitant des aéroports parisiens (ADP) avait été classé avec le taux de probabilité le plus élevé (70%) que l'Etat diminue sa participation (60,1%). La participation publique de 15% dans Renault avait été notée à 60% de probabilité, un taux en rapport avec la progression de 60% du titre depuis trois ans. 

Notre hebdomadaire avait jugé à 50% de probabilité un nouveau retrait de l'Etat du capital de France Télécom, encore détenu à 27%. Un taux de probabilité de 50% avait aussi été calculé par Le Revenu pour la participation de l'Etat français au capital d'EADS. Ce chiffre élevé s'est trouvé validé par l'accord signé, en décembre dernier, par les principaux actionnaires et au terme duquel la participation publique dans le groupe d'aéronautique-défense tombera à 12% (17,3% en avril 2012). 

Dans cette même enquête, Safran était classé du côté des taux de probabilité assez élevés (40%). Le 3 avril dernier, le ministère de l'Economie a annoncé avoir cédé à des institutionnels 3,12% du capital de Safran, pour un montant de 448,5 millions d'euros. L'Etat détient encore 27,08% du capital de l'équipementier aéronautique.

Le Revenu avait jugé moins probables, les cessions de titres Air France-KLM (taux : 30%), une participation de 15,8% de l'Etat, celle de 36% dans GDF Suez (taux : 30%). Encore moins probables, les désengagements (taux : 20%) de la puissance publique dans EDF (84,4%), Thalès (taux : 20%) détenu à 27,1% et Areva (taux : 10%) que l'Etat contrôle à 88,7%.

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